Des fleurs butinées

.

Après avoir coupé les feuilles chargées de pucerons,
Esteban rema‌rque, sur la haie, des branches qui dépassent et décide de les couper …

​Il commence donc à égaliser quand, tout à coup,
il tombe sur un bourdon entré dans une feuille.

​Il observe avec intérêt sur quelles fleurs l’insecte va butiner
et la façon dont il procède pour récupérer le pollen.

​Il constate que l’insecte choisit des fleurs
où les étamines sont très fournies
plutôt que des fleurs déjà butinées.

​Nous émettons donc l’hypothèse que les fleurs
se fanent peut-être lorsque tout leur pollen a été butiné !

Voici quelques exemples de fleurs butinées ou non !

.

A la ferme avec les jeunes du CFTA

.

Ce week-end, Anne-Cécile nous propose de nous rendre
mardi après-midi à la ferme de Pascal.

​Là, des jeunes du CFTA seront notés
sur des activités agricoles qu’ils proposent aux enfants.

​A 15h30, nous sommes sur place et faisons la connaissance de Pascal,
l’exploitant agricole, de la directrice du CFTA, d’Yvette, membre de l’association,
et de 6 jeunes en classe de seconde agricole (5 garçons et une fille)

La directrice prend la parole avant de laisser les jeunes se présenter.

Ils sont répartis en 2 groupes de 3.
​L’un, exposant la partie animale, l’autre la partie végétale.
Le premier groupe nous présente
les différentes vaches élevées en Bretagne

​- les Prim’Holstein, race​ dominante​
– les montbéliardes,
– les normandes
​- les pies noires
​- les pies bleues

​Dans la stabulation des pies bleues, et pour qu’Esteban le voit,
Pascal a laissé un jeune veau avec sa mère,
alors qu’il aurait dû être sevré depuis dimanche.

Le veau reste environ 3 semaines avec sa mère
où il est nourri avec du lait, puis avec des granules et,
lorsqu’il est sevré, il reçoit de l’eau et du foin.

Trois semaines après, un marchand vient les chercher
(9 à 10 en même temps) pour les emmener en élevage
où ils restent environ 5 mois.

Après quoi, ils sont destinés à l’abattoir pour être mangés !
La période de gestation des vaches est en moyenne de 9 mois.
Elles donnent généralement naissance à un veau, voire des jumeaux.

​Lorsque les jumeaux sont un mâle et une femelle,
cette dernière est toujours stérile
et donc vendue rapidement à l’abattoir.

​Suivant les races, les vaches sont vendues à des prix différents​,
par exemple, les pies bleues se vendent plus cher que les pies noires.​

​Nous apprenons aussi que, dans cette ferme,
les vaches rentrent à la stabulation
pour se faire traire quand elles veulent.

​Les vaches sont équipées d’un bracelet bleu numéroté et,
lorsqu’elles passent devant la machine à traire,
celle-ci accepte ou non car un minimum de 6 heures
est nécessaire entre deux traites.

​La machine lave le pis et la traite s’effectue en moins de 10 minutes,
tout dépend bien sûr de la quantité de lait.

​La trayeuse relève aussi le nombre de passages dans la journée.
L’hiver, lorsque les vaches sont enfermées,
elles se présentent plus souvent à la machine.

Cette machine indique non seulement

– le temps de traite
​- le nombre de litres extraits
– le nombre de pas que font les animaux dans la journée,
leur temps de couchage …

… mais, elle est aussi capable de séparer le lait destiné à la vente
et celui réservé aux veaux.

​Cette machine extraordinaire coûte plus de 100 000 euros et est amortie sur 10 ans.

​Une telle machine ne peut être optimisée que dans les exploitations
possédant un cheptel d’au moins 60 vaches.

L’intérêt

– gain de temps
​- travail d’astreinte différent
​- moins de main d’œuvre
​- de son portable, l’exploitant peut suivre le travail de la machine

Avant de maîtriser cette machine, qui comporte plus de 900 paramètres,
une formation de 72 heures est nécessaire.

Esteban et moi avons été très impressionnés par ce potentiel,
mais aussi par le fait que les vaches connaissent,
elles aussi, leurs besoins !

Le lait est stocké jusqu’au passage du laitier
et, à chaque fois, des analyses sont faites
car sa qualité est soumise à des normes bien précises.

Après la visite de la stabulation, l’observation de la traite,
de l’ordinateur relié à la machine, de la salle de stockage du lait
et de l’enclos des veaux, les jeunes du deuxième groupe prennent la parole.

Ils nous présentent

– l’orge, le blé, l’avoine
​- le maïs
– la féverole

et nous apprennent à les différencier.

​Ils expliquent à Esteban

​- que les odeurs qui émanent parfois de la ferme peuvent provenir
. du lisier (liquide + bouse)
​ . du fumier (liquide + bouse + paille)
​ . ou de la fermentation de l’ensilage

​- que la terre doit toujours être recouverte, pour éviter que les nitrates
y pénètrent et la pollue ainsi que les rivières.

Ils lui montrent aussi

​- les différents stades du maïs et lui font planter des graines
dans un pot que nous avons rapporté à la maison
– les différentes machines de la ferme

​Esteban a même fait un tour de tracteur !

Nous sommes super contents de notre après-midi
et remercions toutes les personnes présentes.

Maintenant, je pense que je vais faire une fiche
sur le blé, l’avoine … afin d’apprendre à les différencier car,
le fait de voir une seule fois ne me suffit pas !

Encore merci à vous tous pour ce merveilleux après-midi !

.

.

La benoîte commune

.

Nous observons les fleurs du parterre de Pascal
pour voir si rien n’a changé depuis l’année dernière‌ …

Nous les nommons à l’aide de nos fiches et, là, je m’exclame

​ »Il n’y a plus de benoîtes communes ! »

​ »Mais si, regarde ces feuilles-là c’est de la benoîte commune »

« Ah bon ! tu crois ? »

​Hier, en observant à nouveau les fleurs, Esteban me dit

​ »Tu vois, c’est bien de la benoîte commune ! »

​Esteban a raison, il s’agit bien de cette plante !

Quel sens de l’observation !

Bravo Esteban !

.

Esteban fourmille !

.

En allant chercher la monnaie‌, Esteban voit une fourmilière
dans le parterre de Pascal, il reste l’observer.

Je lui propose d’aller chercher des miettes
que je lui laisse mettre ; en les déposant, il me dit

​ »Elles se ruent à la curée » (Mot à mot)

Lorsque je reviens avec l’appareil photo, il continue sur sa lancée

« Je remarque qu’elles viennent de là … elles passent par là et par là …
elles sont ingénieuses … et tu crois qu’elles dégagent quelles phéromones ? »

​ »Elles sont là parce qu’il y a beaucoup de pucerons sur cette plante,
là il y a plein de pucerons … regarde, il y en a partout …
il y a plein de colonies … les fourmis aiment bien le miellat,
ça leur fait de la nourriture … c’est pour cela
qu’il y en a beaucoup ici de fourmis ! »

​ »Cette plante a été mangée par des limaces
et des escargots et ils ne devraient pas être loin …
comme ils se déplacent lentement … »

Je réalise que nous sommes au mois de mai

« Esteban, sais-tu si les cicadelles sont de retour ? »

​ »Oui, depuis avant que je joue avec Yanis »

​Il a déjà remarqué ce détail, alors que moi
je n’y ai pas prêté attention !

​Il me montre leur bave, elle se sont installées
sur les mêmes arbres que l’an dernier …
il en compte 8 dans un arbre et 3 dans l’autre.

​Puis, il récupère les gouttes de rosée pour les boire.

​Cet après-midi, nous sommes retournés voir les fourmis.

.

Cet après-midi, nous retournons voir les fourmis ‌
et les observons un bon moment

​A notre grande surprise, rien n’a bougé, elles semblent même
se désintéresser de la nourriture apportée par Esteban.

​Ces fourmis sont étranges, elles ne suivent pas un chemin particulier
mais partent dans tous les sens.

De plus, elles ne transportent pas de nourriture
mais seulement des cadavres de fourmis !

​Nous essayons chacun de suivre une fourmi
mais la perdons de vue dès qu’elle se mêle aux autres.

Esteban propose de les peindre pour les repérer !

​Certaines semblent se battre
alors que d’autres se rapprochent … pour la trophallaxie ?
​Nous ne voyons pas vraiment … c’est si petit un jabot de fourmi !

​A 18h45, elles sont pratiquement toutes rentrées.

.

Esteban crée un jeu !

.

Ce matin, je propose à Esteban de découper

– le mot « volcan » sur la notice explicative de montage du volcan,
trouvée dans les images doc
– ainsi que le volcan, pour le mettre dans un futur lapbook

P01_COUV Images Doc 324.indd

Pendant qu’il découpe, j’ai l’idée d’écrire sur powerpoint,
avec des polices différentes, le mot « volcans » ainsi que d’autres
sur le même sujet, afin qu’il se familiarise avec les mots …
tout en s’amusant …

Lorsqu’il a terminé son découpage (Agilo), je soumets ma nouvelle idée
à Esteban, qui n’est pas fan de ce jeu …

Il va chercher, dans son meuble d’école, les feuilles de brouillon
et est ravi d’en ressortir deux avec des cartes et des noms de fleurs.

Il me dit

« Je vais inventer un jeu »

« OK ! et moi, de mon côté, je vais aussi en préparer un »

volcansex

Lorsque je reviens vers lui, il a presque fini son découpage
et les cartes sont déjà retournées.

Il me précise la règle du jeu

« Tu retrouves le nom de la fleur et son image »

dsc07406

Je commence à retourner les cartes, lorsqu’il me dit

« Les petites étiquettes ont des noms et les grandes des images »

Puis, il ajoute

« Observe par transparence … on peut deviner les noms dessous ! »

Ainsi, tour à tour, nous retournons une étiquette nom
et une étiquette image (Imagio).

Lorsqu’il s’agit d’une étiquette « nom », je l’épelle.

dsc07407

A la fin, 6 fleurs sont en attente car nous ne les reconnaissons pas ….

« Comment trouver la solution ? »

« On pourrait aller voir le spécialiste des fleurs et lui demander ! »

« Effectivement, il serait possible d’interroger un botaniste,
mais cela risque d’être long »

Je lui suggère donc de consulter le livre de la faune et de la flore,
et de chercher par couleur.

guide

Esteban retrouve le bleuet mais pas les autres,
il me montre alors l’index du livre …
nous y découvrons seulement l’aubépine !

C’est donc sur internet que nous poursuivons nos recherches …

dsc07408

Esteban ouvre un nouvel onglet et commence à taper les noms figurant
sur les étiquettes, c’est ainsi que nous retrouvons

– l’acacia
– le bégonia
– l’amaryllis
– et l’anémone

Je vous laisse imaginer son sourire lorsqu’il trouve, seul, la fleur recherchée !
(Calculine et Brin de nature).

Néanmoins, il reste encore une énigme car nous avons une image de fleur
mais pas l’étiquette avec le nom …

Après avoir cherché partout, je lui dis qu’il y a encore peut-être
un moyen de retrouver quelle est cette fleur.

Il prend sa loupe et me dit

« La fleur est rose, elle a 5 pétales »

Je tape donc ‘fleur de couleur rose avec 5 pétales’.

Parmi toutes les fleurs proposées, Esteban retrouve facilement l’azalée !

Et c’est ainsi que nous visionnons plusieurs « Sid le petit kid »

– Le cycle de la vie de l’arbre
– La pollinisation
– Les fourmis
– Les bananes (qui est nettement plus long)

.

De nouveau … les plantes carnivores

.

Ce matin, Esteban réclame un documentaire.
Il en choisit un sur les plantes carnivores,
que nous avons déjà visionné il y a quelque temps.

Tandis qu’il regarde l’émission, je ressors mes fiches …
afin qu’il puisse les reconnaitre.

Nous sommes tous les deux ravis d’avoir revu ce documentaire,
car nous avons encore beaucoup appris !

.

Plusieurs couleurs d’escholtzias

.

Dès notre retour de chez l’orthophoniste,
nous partons photographier les escholtzias du quartier,
nous en trouvons des jaunes, des oranges et même des blanches.

DSC06708 DSC06713 DSC06718  DSC06717

En les examinant de plus près, nous remarquons que les jeunes fleurs
n’ont pas le pistil développé comme les plus anciennes.

Ce qui est fabuleux avec la nature, c’est qu’à chaque fois
que nous prenons le temps de l’observer,
nous découvrons des détails que nous n’avions jamais remarqués !

.

Magnifique nature !

.

Nous observons les arbres et les plantes
qui sont déjà en bourgeons ou qui ont déjà des fleurs.

Une centaurée est sortie

Diapositive1

Des fleurs jaunes donnent naissance à des feuilles rouges

Diapositive2

Nous remarquons des fleurs brûlées …
pourquoi sont-elles dans cet état ?
Nous n’avons pas de réponse …

Diapositive6

Nous observons aussi la naissance d’épines,

Diapositive8

de feuilles,

Diapositive5

de belles grappes de fleurs …

Diapositive4

et même des mûres !

Diapositive10

Waouh ! que la nature est belle !

.

.

Encore des abeilles … mais, pas de fourmis !

.

A la suite d’un « Bus magique » sur le cacaoyer,
nous continuons sur notre lancée
et visionnons un « C’est pas sorcier »,
tant le sujet est passionnant.

Puis, nous allons observer nos abeilles et nos fleurs.

Diapositive1

Pendant qu’Esteban fait butiner ses abeilles plastifiées
et s’évertue à recueillir le pollen sur leur plastique,
je cherche à observer le pistil des fleurs …

Je vois les étamines, mais pas le pistil !

Après plusieurs tentatives à la loupe,
à la pince à épiler, je l’aperçois enfin.

Diapositive4

Je constate qu’il s’agit, en fait,
de la partie centrale de la fleur,
que nous découvrons lorsque les pétales
et étamines sont tombées.

Diapositive5

Je partage ma découverte avec Esteban.

Lui, me montre tout le pollen
qu’il a recueilli sur ses abeilles.

Puis, il secoue les fleurs pour en récupérer d’autre et,
à notre grande surprise, une quantité de pucerons
tombent aussi sur la table !

Diapositive2

Je suis impressionnée, tant par le nombre,
que par le fait que nous ne les ayons pas vus avant …

Esteban décide de les récupérer dans une boite,
pour que les fourmis puissent manger leur miellat …

Il souhaite aller chercher des fourmis mais,
le sol est mouillé, nous n’en trouvons pas …

Nous allons demander à Christiane si elle en a vues …

Elle nous explique que les fourmis ne sont pas encore sorties,
ce que nous confirmera plus tard Monsieur Verger …

Qu’à cela ne tienne … nous en profitons pour observer la nature !

.