Des fleurs butinées

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Après avoir coupé les feuilles chargées de pucerons,
Esteban rema‌rque, sur la haie, des branches qui dépassent et décide de les couper …

​Il commence donc à égaliser quand, tout à coup,
il tombe sur un bourdon entré dans une feuille.

​Il observe avec intérêt sur quelles fleurs l’insecte va butiner
et la façon dont il procède pour récupérer le pollen.

​Il constate que l’insecte choisit des fleurs
où les étamines sont très fournies
plutôt que des fleurs déjà butinées.

​Nous émettons donc l’hypothèse que les fleurs
se fanent peut-être lorsque tout leur pollen a été butiné !

Voici quelques exemples de fleurs butinées ou non !

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Des pucerons en pagaille !

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Ce matin‌, Esteban se précipite dehors
pour voir les épeires diadèmes qu’il a repérées hier.

​Il veut savoir si elles sont toujours en grappe …

​Elles le sont jusqu’à ce qu’il souffle dessus …
les araignées se dispersent pour se rassembler à nouveau !

Par la même occasion, il observe les cicadelles et les pucerons.

​Il me fait remarquer une grosse bave de cicadelle et, moi,
je lui montre des dizaines et des dizaines de pucerons
sous les feuilles d’un arbuste.

​Nous les observons patiemment

​ »Regarde l’usine à pucerons …
la fourmi qui vient chercher le miellat …
​ là, c’est la nursery … »

Parmi les pucerons, nous découvrons des petits insectes avec des ailes.

​Les pucerons sont des toutes les tailles,
il y en a sûrement des centaines sur l’arbuste.

Nous constatons que

– les pucerons noirs se trouvent sur les arbustes
​- les verts et les marrons sur les fleurs
​- toutes les feuilles recroquevillées sont chargées de pucerons

​Esteban propose d’aller chercher de l’eau savonneuse
pour s’en débarrasser, ce que confirme la voisine ;
mais, elle pense que c’est trop tard
et qu’il est préférable de couper les feuilles abîmées.

​Esteban expérimente quand même l’eau savonneuse
et coupe patiemment toutes les feuilles couvertes de pucerons.

​Il les laisse sur le sol afin de pouvoir, par la suite,
observer l’état et la réaction des pucerons.

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A la ferme avec les jeunes du CFTA

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Ce week-end, Anne-Cécile nous propose de nous rendre
mardi après-midi à la ferme de Pascal.

​Là, des jeunes du CFTA seront notés
sur des activités agricoles qu’ils proposent aux enfants.

​A 15h30, nous sommes sur place et faisons la connaissance de Pascal,
l’exploitant agricole, de la directrice du CFTA, d’Yvette, membre de l’association,
et de 6 jeunes en classe de seconde agricole (5 garçons et une fille)

La directrice prend la parole avant de laisser les jeunes se présenter.

Ils sont répartis en 2 groupes de 3.
​L’un, exposant la partie animale, l’autre la partie végétale.
Le premier groupe nous présente
les différentes vaches élevées en Bretagne

​- les Prim’Holstein, race​ dominante​
– les montbéliardes,
– les normandes
​- les pies noires
​- les pies bleues

​Dans la stabulation des pies bleues, et pour qu’Esteban le voit,
Pascal a laissé un jeune veau avec sa mère,
alors qu’il aurait dû être sevré depuis dimanche.

Le veau reste environ 3 semaines avec sa mère
où il est nourri avec du lait, puis avec des granules et,
lorsqu’il est sevré, il reçoit de l’eau et du foin.

Trois semaines après, un marchand vient les chercher
(9 à 10 en même temps) pour les emmener en élevage
où ils restent environ 5 mois.

Après quoi, ils sont destinés à l’abattoir pour être mangés !
La période de gestation des vaches est en moyenne de 9 mois.
Elles donnent généralement naissance à un veau, voire des jumeaux.

​Lorsque les jumeaux sont un mâle et une femelle,
cette dernière est toujours stérile
et donc vendue rapidement à l’abattoir.

​Suivant les races, les vaches sont vendues à des prix différents​,
par exemple, les pies bleues se vendent plus cher que les pies noires.​

​Nous apprenons aussi que, dans cette ferme,
les vaches rentrent à la stabulation
pour se faire traire quand elles veulent.

​Les vaches sont équipées d’un bracelet bleu numéroté et,
lorsqu’elles passent devant la machine à traire,
celle-ci accepte ou non car un minimum de 6 heures
est nécessaire entre deux traites.

​La machine lave le pis et la traite s’effectue en moins de 10 minutes,
tout dépend bien sûr de la quantité de lait.

​La trayeuse relève aussi le nombre de passages dans la journée.
L’hiver, lorsque les vaches sont enfermées,
elles se présentent plus souvent à la machine.

Cette machine indique non seulement

– le temps de traite
​- le nombre de litres extraits
– le nombre de pas que font les animaux dans la journée,
leur temps de couchage …

… mais, elle est aussi capable de séparer le lait destiné à la vente
et celui réservé aux veaux.

​Cette machine extraordinaire coûte plus de 100 000 euros et est amortie sur 10 ans.

​Une telle machine ne peut être optimisée que dans les exploitations
possédant un cheptel d’au moins 60 vaches.

L’intérêt

– gain de temps
​- travail d’astreinte différent
​- moins de main d’œuvre
​- de son portable, l’exploitant peut suivre le travail de la machine

Avant de maîtriser cette machine, qui comporte plus de 900 paramètres,
une formation de 72 heures est nécessaire.

Esteban et moi avons été très impressionnés par ce potentiel,
mais aussi par le fait que les vaches connaissent,
elles aussi, leurs besoins !

Le lait est stocké jusqu’au passage du laitier
et, à chaque fois, des analyses sont faites
car sa qualité est soumise à des normes bien précises.

Après la visite de la stabulation, l’observation de la traite,
de l’ordinateur relié à la machine, de la salle de stockage du lait
et de l’enclos des veaux, les jeunes du deuxième groupe prennent la parole.

Ils nous présentent

– l’orge, le blé, l’avoine
​- le maïs
– la féverole

et nous apprennent à les différencier.

​Ils expliquent à Esteban

​- que les odeurs qui émanent parfois de la ferme peuvent provenir
. du lisier (liquide + bouse)
​ . du fumier (liquide + bouse + paille)
​ . ou de la fermentation de l’ensilage

​- que la terre doit toujours être recouverte, pour éviter que les nitrates
y pénètrent et la pollue ainsi que les rivières.

Ils lui montrent aussi

​- les différents stades du maïs et lui font planter des graines
dans un pot que nous avons rapporté à la maison
– les différentes machines de la ferme

​Esteban a même fait un tour de tracteur !

Nous sommes super contents de notre après-midi
et remercions toutes les personnes présentes.

Maintenant, je pense que je vais faire une fiche
sur le blé, l’avoine … afin d’apprendre à les différencier car,
le fait de voir une seule fois ne me suffit pas !

Encore merci à vous tous pour ce merveilleux après-midi !

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Des hôtels à insectes

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A l’Échappée Belle, nous apprenons à construire
des cabanes à insectes et chacun y contribue
suivant son inspiration du moment.

Je vous livre les photos prises au début de nos aménagements,
étant tombée en panne de batterie je photographierai nos œuvres achevées
mercredi prochain.

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Esteban fourmille !

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En allant chercher la monnaie‌, Esteban voit une fourmilière
dans le parterre de Pascal, il reste l’observer.

Je lui propose d’aller chercher des miettes
que je lui laisse mettre ; en les déposant, il me dit

​ »Elles se ruent à la curée » (Mot à mot)

Lorsque je reviens avec l’appareil photo, il continue sur sa lancée

« Je remarque qu’elles viennent de là … elles passent par là et par là …
elles sont ingénieuses … et tu crois qu’elles dégagent quelles phéromones ? »

​ »Elles sont là parce qu’il y a beaucoup de pucerons sur cette plante,
là il y a plein de pucerons … regarde, il y en a partout …
il y a plein de colonies … les fourmis aiment bien le miellat,
ça leur fait de la nourriture … c’est pour cela
qu’il y en a beaucoup ici de fourmis ! »

​ »Cette plante a été mangée par des limaces
et des escargots et ils ne devraient pas être loin …
comme ils se déplacent lentement … »

Je réalise que nous sommes au mois de mai

« Esteban, sais-tu si les cicadelles sont de retour ? »

​ »Oui, depuis avant que je joue avec Yanis »

​Il a déjà remarqué ce détail, alors que moi
je n’y ai pas prêté attention !

​Il me montre leur bave, elle se sont installées
sur les mêmes arbres que l’an dernier …
il en compte 8 dans un arbre et 3 dans l’autre.

​Puis, il récupère les gouttes de rosée pour les boire.

​Cet après-midi, nous sommes retournés voir les fourmis.

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Cet après-midi, nous retournons voir les fourmis ‌
et les observons un bon moment

​A notre grande surprise, rien n’a bougé, elles semblent même
se désintéresser de la nourriture apportée par Esteban.

​Ces fourmis sont étranges, elles ne suivent pas un chemin particulier
mais partent dans tous les sens.

De plus, elles ne transportent pas de nourriture
mais seulement des cadavres de fourmis !

​Nous essayons chacun de suivre une fourmi
mais la perdons de vue dès qu’elle se mêle aux autres.

Esteban propose de les peindre pour les repérer !

​Certaines semblent se battre
alors que d’autres se rapprochent … pour la trophallaxie ?
​Nous ne voyons pas vraiment … c’est si petit un jabot de fourmi !

​A 18h45, elles sont pratiquement toutes rentrées.

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Diptère, hymènoptère … ou coléoptère ?

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Après s’être intéressé aux cycles de vie,
Esteban va chercher ses insectes pour les classer.

​J’en profite pour reprendre mes cartes « Familles insectes »
et « Disciplines scientifiques ».

​ »Esteban, si on classait, par famille, les insectes qui ont 6 pattes,
une tête, un thorax, un abdomen et des ailes ? »

​Pour savoir à quelle famille ils appartiennent,
nous prenons les insectes en plastique et observons la forme de leurs ailes.

​Certains sont très faciles à reconnaître

– les papillons sont des lépidoptères

​- les mouches, des diptères

​- les coccinelles, les carabes, des coléoptères

– les criquets, des orthoptères

– la libellule est un odonate

​Par contre, nous rencontrons quelques difficultés
avec l’abeille car celle en plastique ne possède
qu’une paire d’ailes …

Nous la classons chez les diptères mais,
en vérifiant sur le net, nous découvrons
qu’elle fait partie de la famille des hyménoptères

http://www.circoweb.net/spip/IMG/pdf/insectes_pollinisateurs_les_4_ordres.pdf

​Après avoir fait appel à Brin de nature, je propose à Esteban
de solliciter Calculine et Imagio, en positionnant, sur le lit,
des insectes ou des animaux avec, en bout de ligne, la carte de la famille
à laquelle ils appartiennent.

 

« Esteban regarde bien ! Ensuite, tu fermeras les yeux
pendant que je déplace certains animaux …
ce sera alors à toi de retrouver ceux qui ne seront pas à leur place ! »

Pour lui permettre d’enregistrer le nom des différentes familles,
et pendant qu’il observe, je lui demande plusieurs fois

​ »Les diptères sont-ils à leur place ?

​ Et les lépidoptères ?

Les arachnides ?

​ Les orthoptères ?

​Esteban adore chercher les intrus et observer.

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Esteban fait mouche !

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Aujourd’hui, Esteban est dehors et essaie d’attraper des mouches.

​Pour ce faire, il utilise différentes techniques

​- il tend de longs morceaux de scotch entre les pieds du toboggan,
​ pour qu’elles viennent s’y coller … comme sur une toile d’araignée

​- il les attrape avec une épuisette et, successivement,
réussit à en retenir au moins quatre dans son filet

​- il ouvre les bouteilles et y met de l’eau
pour que les mouches s’y noient

« Esteban, pourquoi fais-tu tout cela ? »

Et tout naturellement

​ »Parce que les mouches elles vont sur le caca
et après elles viennent sur ma nourriture
​et ça ne me convient pas ! »

Afin d’atteindre son objectif,
il élabore différentes stratégies
pour se débarrasser des mouches.

​J’en profite pour ressortir les cartes « Familles insectes »
et les lis à haute voix pour trouver
à quelle famille elles appartiennent …

​En fait, les mouches font partie de la famille des diptères.

​Alors qu’Esteban vient d’en capturer une dans sa bouteille
contenant de l’eau, je lui demande

​ »Saurais-tu écrire « mouche » ?

​ » m … ou … ch … et un … e »

​ »Regarde, j’ai mouillé les ailes de la mouche
pour qu’elle reste dans ma bouteille ! »

Si je ne l’avais pas observé, je ne me serais pas rendu compte
qu’au cours de cette activité, Esteban a développé plusieurs intelligences

– l’intelligence logico mathématique avec Calculine,
​ pour trouver des solutions à un problème,
​ et voir comment les choses fonctionnent

​- l’intelligence naturaliste, en observant le comportement des mouches

– l’intelligence interpersonnelle, en racontant à la voisine ce qu’il met en place

​- l’intelligence verbo linguistique, en m’écoutant lui lire les cartes des familles d’insectes

– l’intelligence kinesthésique en manipulant scotch, ciseaux, bouteilles, épuisette

​- l’intelligence spatiale, en organisant l’espace du jardin avec ses pièges

​- l’intelligence musicale, en chantant en même temps le Chant des Partisans !

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Limace … et athlétisme !

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Cet après-midi, je répertorie de nouveaux jeux
trouvés sur le net.

tables-de-seguin-et-chiffres-montessori

Je pense que celui-ci est facile à mettre en place,

nouveaujeu
De suite, je sors les chiffres en bois,
les allumettes et bâtonnets de glace colorés.

dsc08143

Je propose à Esteban d’y jouer, il accroche immédiatement
et réalise lui-même la dernière ligne.

Lorsqu’il se met spontanément à faire des lettres
avec les allumettes, je trouve l’idée géniale.

Il place d’abord les lettres

a . t. l. e. t.

ce qui, pour moi, n’a aucun sens, je pense
qu’il les met au hasard …

Ensuite, il pose le ‘ i ‘ et me demande de lui montrer
comment faire un serpent ‘ s ‘ …

Je pousse l’ensemble des allumettes pour lui faire voir et,
à ma grande surprise, il s’écrie

« Mais, tu as enlevé mon mot ! »
 » Euh ! quoi ? pardon si j’ai enlevé ton mot,
mais je ne vois pas de quoi tu parles ! »
« Mais, de mon mot ‘atlétisme’ ! »

Je reste scotchée !

Je replace les lettres pour qu’il termine son mot,
lui montre où placer le ‘ h ‘ …
et il finit de l’écrire sans problème !

dsc08145

J’avoue que, moi, avec mon mot ‘limace’, je fais bien pâle figure !
Je suis très impressionnée par le mot choisi par Esteban,
et dire qu’au départ, je voulais écrire un mot encore plus simple ‘Lino’ …
alors qu’il’ écrit ‘athlétisme’ !!!

Nous continuerons demain car Esteban souhaite regarder un documentaire.

C’est celui-ci, sur les colibris, que nous avons visionné.

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Sur la toile : un art est né !

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Depuis hier, Esteban est passionné par la réalisation
d’une toile d’araignée.

dsc07457

Il s’applique à passer et à nouer des fils entre les chaises,
le meuble et la table de la salle. Il trouve des solutions
pour que les fils tiennent entre eux et sur leurs supports.

En fait, il crée cette toile pour s’amuser avec Titouan.

Il apprend

– que les fils exigent d’être bien tendus

– que le support sur lequel il les accroche a besoin d’être solide
et stable (le scotch, le parapluie, la pompe à vélo ne sont pas adaptés)

– à faire des nœuds

– à visualiser les différentes possibilités pour passer ses fils
et pour les attacher

– à repérer les endroits où il manque des fils

Il apprend également la patience et la persévérance.

Il développe non seulement

* Imagio, visualisation dans l’espace
* Calculine, en anticipant le résultat
* Brin de nature, en reproduisant une toile d’araignée

mais aussi

* Agilo, en faisant des nœuds et en se faufilant entre les fils de la toile
* Cœur en soi, en réalisant et en se donnant les moyens de reproduire ce qui lui plait …

Je demande à Esteban quels jeux il pourrait inventer à partir de cette toile.

Je lui propose de passer dans tous les trous sans toucher
les fils, en les comptant.

Lui, propose de passer sous les fils et de mettre de la peinture
phosphorescente pour qu’elle brille dans la nuit !

Nous pourrions aussi

. reproduire les toiles d’araignées que nous découvrons dans la Nature
. faire des jeux de paires avec des araignées et leur toile
. prendre des photos de toiles avec la rosée
. installer des grelots sur sa toile,
qui sonneraient dès que nous toucherions les fils
. réaliser des araignées à l’aide de cure pipes
. jouer à être une araignée
. regarder des documentaires sur les araignées,
des « C’est pas sorcier », un « Bus magique »


. consulter des livres

Esteban installe donc des grelots sur sa toile,
mais ça ne fonctionne pas !

Je lui lis le mythe d’Arachnée et d’Athéna
qui transforma sa rivale … en araignée.

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Nous remontons à l’origine du mot

– arachno logie, science des araignées
– arachno logue, spécialiste des araignées
– arachno phobie, peur des araignées

Esteban me demande

« Quand on a peur des scorpions, on est aussi arachnophobe,
parce que les scorpions, les araignées, les faucheux sont classés
dans la famille des arachno ? »
« Et quand on a peur de tous les animaux ? »

« Je pense que l’on est éthophobe, car l’éthologie est la science des animaux ? »

Mais, en cherchant sur le net, je ne trouve rien qui corresponde
à la peur des animaux …

Quelqu’un qui a peur de tout est pantophobe (de la solitude, des animaux …).

Je ressors les cartes sur les sciences et scientifiques,
pour voir de quoi nous pourrions avoir peur.

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Ceci est un excellent moyen de revoir le vocabulaire et de déchiffrer les mots.

Titouan arrive, son défi est d’attraper, avec ses pieds, les insectes en plastique
posés sur la toile … et de les mettre dans une boite sans les faire tomber.

Ensuite, il souhaite passer dans la toile quand il fait noir.

Nous fermons les volets, mais n’obtenons pas l’obscurité souhaitée.

En invitant Titouan, Esteban partage un moment avec lui
et fait donc intervenir ‘Bout en train’.

En inventant une chanson sur l’araignée,
il fait appel à ‘Mot à mot’ et ‘Clé de sol’

Une araignée
a avalé
un scarabée

Elle a mangé
un bousier
et fait prisonnier
un autre bousier

En réfléchissant à l’air de la chanson, ‘Clé de sol’ intervient.

Il en est de même lorsque les enfants s’apprêtent à passer dans la toile
et qu’ils cherchent à inventer des musiques qui font peur.

Une fois de plus, en faisant confiance à son élan de Vie,
Esteban développe toutes ses intelligences.

Et je ne suis pas encore au bout de toutes mes découvertes,
car la toile est toujours dans la salle …

Qui sait ce qu’Esteban inventera encore !

En poursuivant mes recherches sur la peur des animaux, je découvre ce lien

http://forum.doctissimo.fr/psychologie/Phobies/liste-phobies-sujet_312_1.htm

phobies

et apprend que les zoophobes sont des personnes ayant peur de certains animaux,
donc la peur des animaux pourrait être la zoophobie.

Esteban me demande

« La peur des abeilles, c’est l’apiphobie ? »

« Mais, oui tu as raison Esteban, il s’agit bien de l’apiphobie. »

En fin d’après-midi, après le départ de Titouan, Esteban et Mamilie
vont à la médiathèque ; ils rapportent plusieurs livres
dont 2 sur les araignées.

araignee1

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A peine rentré, Esteban se plonge dans ces livres
ainsi que dans des magazines « Tout comprendre »
que Christèle, la maman de Titouan, nous a prêtés !

dsc07463

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En visionnant le « C’est pas sorcier » traitant la peur des araignées,
nous découvrons que les personnes que rencontre Sabine sont celles
qui ont écrit le livre emprunté hier à la médiathèque.

Lorsque j’en fais part à Esteban, il n’en revient pas
et son regard s’illumine de bonheur !

En regardant ce livre d’Alain Canard et de Catherine Rolland,
invités de Sabine, nous découvrons qu’il existe une quinzaine de sortes d’épeires

– l’épeire des roseaux
– l’épeire des fenêtres
– l’épeire des fougères
– …

et non seulement l’épeire diadème que nous connaissons,
pour l’avoir rencontrée sur les arbustes chez Pascal.

Aujourd’hui, Esteban ajoute des fils à sa toile,
il reproduit le monde qu’il a vu dans le « C’est pas sorcier »
et dans les livres.

Il utilise déjà le vocabulaire et les connaissances apprises dans la théorie
pour se les approprier dans la pratique, tout en s’appliquant à prononcer
les sons appris chez Clémentine !

Ce qui tombe à point nommé, car cette semaine ce sont les sons complexes …
les ‘cr’, les ‘ct’, les ‘gr’ …

Alors, lorsqu’il dit et redit

« Les grosses araignées avec des gros grelots »

… ça aide à avancer sur les sons !

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