Un anniversaire de Maîtres dragonniers

 

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Le Jour « J » est enfin arrivé :
7 enfants et 7 adultes sont présents tout l’après-midi.

Cette année, pour le 7ème anniversaire,
nous avons préparé 7 épreuves :

1 – Les fléchettes et les ballons

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2 – Les pinces à linge

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3 – Le lancer de ballons

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4 – La potion magique

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5 – La planche et les escabeaux

6 – Les sarbacanes et les cibles

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7 – La pinata

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En les préparant, j’imaginais que, cette année contrairement à l’année dernière,
nous aurions la chance de les réaliser dans le jardin … la météo avait prévu
du beau temps … je croisais les doigts …

Mais, ce matin, lorsque je vais dans le jardin pour préparer …
mes chaussures et les bas de pantalon sont vite trempés.

Conclusion, il n’est pas question de jouer dans le jardin …
l’herbe n’aura jamais le temps de sécher.

Je me précipite dans la maison pour dispatcher de nouvelles pinces à linge
dans la salle et le couloir … tout en imaginant le déroulement des 4 épreuves
« pinces à linge » … en même temps et dans si peu d’espace …
Là, je ne vois pas cela possible … ni dans le jardin … ni à l’intérieur …
Alors, comment faire ?

Il est 10 heures et l’anniversaire commence à 14 heures.
Ainsi que je le répète souvent à Esteban
« Il existe toujours plusieurs solutions » …

Effectivement, nous en trouvons une … placer le matériel dans la rue
et sur le parking devant la maison.
Aussitôt dit aussitôt fait, Paul et Mamilie nous aident à placer
les pinces à linge avant de repartir.

Puis, j’apporte le matériel correspondant à chaque épreuve et le numérote.
Je note sur un tableau blanc le numéro des différentes épreuves
ainsi que la liste du matériel pour qu’il puisse être trouvé facilement
par n’importe quelle personne présente.

A 13 heures 15, tout est fin prêt !

Eh bien ! Je ne pensais pas y passer tant de temps …
heureusement, j’avais fait les gâteaux la veille
et Mamilie et Paul en apportaient aussi !

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Les premiers enfants arrivent à 14 heures et, en attendant les autres,
ils jouent à courir entre, ou sur les barreaux d’une échelle, posée à plat
sur le sol, de la façon qui leur correspond le mieux.

Et, pour le plus grand plaisir de tous, les épreuves débutent …
Afin de les relier entre elles, j’ai élaboré une trame de 8 pages,
regroupées dans un cahier plastifié.

Les épreuves s’enchaînent avec fluidité et joie.

– 2 épreuves sont à réaliser en duo
(puisqu’ils sont 7 enfants,
la Maman de Yanis fait le 8ème !)

– 3 épreuves individuelles

– 2 épreuves collectives
(au final, l’épreuve des escabeaux
se révèle une épreuve collective)

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1 – Les ballons et les fléchettes (épreuve individuelle)

Les enfants choisissent leur cible, la distance à laquelle ils préfèrent
se positionner et la façon dont ils veulent percer les ballons …
soit, en lançant leur bâton/fléchette, soit en les perçant d’un
ou de plusieurs coups de bâton.

Chacun prend plaisir à crever tous les ballons fixés sur sa propre cible
et à relever le défi qu’il s’est fixé.

Léo réussit à crever tous ses ballons en restant éloigné de sa cible.

 

2 – Les pinces à linge

• Titouan et Léo choisissent de récupérer les pinces à linge
dans une cuvette d’eau sans y mettre les mains …

Tous les deux s’éclatent à plonger la tête dans l’eau et à sortir
les pinces avec la bouche … alors que 7 pinces seulement sont demandées,
ils les attrapent toutes et en redemandent !

Résultat : ils sont trempés des pieds à la tête et obligés de se changer entièrement !

• Victoire choisit Esteban pour l’épreuve des pieds liés

• Lino et Yanis se trouvent bien pour décrocher et accrocher les pinces
d’un fil à l’autre (un des fils est accroché près de notre maison et l’autre
près de chez Pascal, notre voisin) Ils sont dos à dos et se déplacent à leur rythme !

• Espérance et Kilian, eux, se débrouillent fort bien pour attraper les pinces,
à l’aide de leurs pieds nus, et pour les déposer ensuite dans la panière à linge.

3 – Le lancer de ballon

Pour cette épreuve, les enfants font appel à différentes intelligences multiples.

• Titouan et Léo font appel à Agilo, en lançant le ballon rapidement …
en hauteur … à distance … et en faisant des figures acrobatiques.

• Lino et Esteban, eux, font appel à Calculine : ils s’envoient le ballon,
presque collés l’un à l’autre pour éviter qu’il ne tombe, en se concentrant
sur l’énumération de leurs passes à haute voix.

• Espérance et Kilian, Victoire et Yanis, lancent le ballon de façon
plus classique, à une distance raisonnable et en se montrant particulièrement
vigilants au suivi du ballon dans les airs.

4 – La potion magique

Les enfants prennent plaisir à élaborer leur potion. Pour ce faire, ils choisissent
quasiment tous, les couleurs de leurs propres vêtements.

Chaque potion ressemble à son créateur et la façon de procéder
est révélatrice du caractère de chacun !

Nous sommes admiratifs de leurs œuvres et les enfants ont adoré les réaliser.

L’épreuve est déjà un véritable succès et lorsque nous passons ajouter de la levure …
c’est une surprise générale de voir « crépiter » et « pétiller » sa potion.


Sans conteste, cette épreuve est à refaire.

5 – La planche et les escabeaux

Les enfants imaginent toutes les façons possibles de passer sur les escabeaux,
l’échelle et la planche (yeux bandés, en marche avant, en marche arrière,
passage entre les barreaux, seul ou à plusieurs, saut d’un endroit … de l’autre …

Le fait que chacun y aille de son idée et que tous participent
rend cette épreuve encore plus plaisante !

Puis, tout le monde se retrouve sur la planche et les escabeaux pour une photo de groupe.

6 – Les sarbacanes et les cibles

Chacun trouve, de nouveau, la façon la plus juste pour lui, d’envoyer
les boules dans les différents trous de la cible.

7 – La pinata

Les enfants ont pu passer 2 fois chacun pour cogner dans la pinata …
c’est Victoire qui porte le coup fatidique !

Chacun choisit alors le ou les deux dragons qui lui correspondent
et lit son message afin d’aller récupérer sa lumière.

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***

Une fois toutes les lumières retrouvées,
la cérémonie des Maîtres Dragonniers

se déroule sur la musique de « Dragon Heart ».

Les jeunes s’agenouillent et je les sacre Maîtres Dragonniers.
En tant que Grande Prêtresse du Cercle des Anciens,
je leur remets leur diplôme

et ils allument leur Lumière
(nous leur avons acheter des petites lampes pour la représenter).

 ***

La cérémonie terminée, le festin commence …

En plus de mes 3 gâteaux et des 3 de Mamilie, Yann en a préparé un
représentant le dragon « Croque Mou » … Christèle, quant à elle,
a décoré le sien de dragons en sucre glace.

 

Chacun allume sa bougie pétillante et Esteban souffle ses bougies …

***

Puis, il ouvre les cadeaux de ses copains …
que chacun a pris le temps de réaliser chez lui en famille.

Quelle patience, quelle créativité, quelle imagination !
Merci à tous !

Après le goûter, les enfants jouent soit au foot, soit dans la Terre
ou cherchent des pierres précieuses dans le sable …

 

Wouah ! Quelle merveilleuse journée !

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Une pinata arc-en-ciel

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Au final, nous avons recouvert notre pinata
d’une 4ème couche de papier et l’avons peinte
aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Quelques jours avant l’anniversaire,
et non sans une certaine appréhension,
nous avons retiré le ballon (de l’intérieur) …
et, à notre grand soulagement,
notre pinata a tenu !

​Il restait à la suspendre, après y avoir glissé
les messages et les cartes dragons …
mais, comment faire ?
​C’est Esteban qui a trouvé la solution.

Il a proposé, pour que ce soit plus solide,
de passer une ficelle dans la pinata,
à l’aide de pailles, afin qu’elle puisse
être suspendue et soutenue par les deux ouvertures …
car, Yann craignait qu’elle ne cède trop rapidement.

Nous n’avons eu aucun problème pour glisser les messages papier
par l’une des fentes mais, il n’en a pas été de même
pour les cartes plastifiées … nous avons décidé
ne pas les mettre afin de ne pas les abîmer
et de les lancer au moment où les messages
tomberaient de la pinata …

​En définitive, lorsque les enfants ont tapé dessus, une fente est apparue
et j’ai réussi à les glisser par cette ouverture …

C’est un coup donné par Victoire qui les a fait tomber !

​En fait, notre pinata s’est révélée très résistante car,
avant de la suspendre, nous l’avons laissée une soirée
sur le sol de la salle où elle a peut-être pris
un peu d’humidité … suite à quoi, elle est devenue élastique …
un véritable atout pour notre jeu …
ce qui a permis à chaque enfant
de taper au moins deux fois dessus !

 

Nous sommes très heureux de l’avoir réalisée nous-mêmes …
nous y avons pris beaucoup de plaisir …
tout autant que les enfants pour la faire éclater.

​Nous avons aussi trouvé l’endroit et la hauteur idéale
pour la suspendre … un trou était déjà fait
sur la poutre en bois au-dessus de la porte du garage …

​Nous nous en souviendrons pour la prochaine !

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Une lecture régulière

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Esteban constate qu’il est préférable pour lui de lire régulièrement.

En effet, il s’aperçoit que, lorsqu’il ne lit pas pendant un moment,
il perd de sa rapidité, de sa fluidité à déchiffrer les sons
et qu’il en oublie même certains.

Il est vrai que ces derniers temps, il a préféré les maths
et l’écriture à la lecture …

​Aussi, quand il a recommencé à lire cette semaine, dès la première page,
il s’est rendu compte qu’il rencontrait quelques problèmes.

​ »Alors Esteban, quelles solutions proposes-tu pour retrouver la fluidité de ta lecture ? »

« Je vais porter mon activateur plus longtemps » …

​En effet, Hélène, notre dentiste, lui a dit que des études avaient été faites
et que plus les enfants portaient leur activateur, plus ils faisaient de progrès en écriture …
Esteban en a tiré les conclusions que les enfants faisaient aussi des progrès en lecture !

​Il ajoute

​ »J’ai besoin de lire plus régulièrement »

​et c’est ce que nous faisons depuis une semaine.

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Motivé !

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Après s’être intéressé aux vidéos sur la Floride, Esteban est motivé.

​Il reprend tout le livre de Gafi et en lit les 6 premières leçons,
y compris les pages de droite.

​ »Je recommencerai demain » me dit-il !

​En fait, je ne pensais pas refaire Gafi … ce matin, j’avais plutôt l’intention
de lui proposer un livre de première lecture … mais, lorsqu’il me l’a demandé,
j’ai pris un court temps de réflexion en me demandant ce qui était le plus important :
que le livre de première lecture soit lu … ou qu’Esteban prenne plaisir
à lire ce qu’il avait choisi ?

​Pour moi, la réponse était évidente … en choisissant sa lecture,
le nombre de pages et quelque chose qu’il a déjà lu,
Esteban prend confiance en lui … et c’est de loin le plus important !

​Il faut dire que, pendant les vacances, nous avons arrêté l’écriture
et la lecture et, comme ce n’était pas une habitude
Esteban n’est pas encore très sûr de lui …

​Mais en se fixant lui-même un objectif, en choisissant ce qu’il aime
(Cœur en soi), il prend du plaisir à lire …

​Il explique même à Mamilie

​ »Pour écrire de la main gauche, tu as besoin d’écrire tous les jours,
car en écrivant tous les jours, tu t’entraînes et tu réussis à faire
tes lettres de mieux en mieux »

​Il est vrai que, pour Mamilie, c’est aussi très compliqué d’écrire de cette main !

Cet après-midi, Esteban va donc jouer le professeur en traçant des pointillés
que Mamilie n’aura plus qu’à relier et en écrivant lui-même les lettres
qui lui serviront de modèles !

***

‌‌Aujourd’hui, Esteban a relevé son pari en lisant 6 chapitres de Gafi …

Il en a lu 5 ce matin et un ce soir.

​Il a mis plus de temps qu’hier car, plus il avance, plus les textes sont longs !

​ »Si je continue à lire 6 chapitres par jour, au bout de combien de temps
j’aurai fini le livre ? »

​ »Si tu continues à ce rythme, et sachant que ton livre représente 45 chapitres,
tu pourrais terminer ton livre dans 8 jours (6 x 8 = 48).
Mais, il se peut que tu mettes plus de temps car les histoires
deviennent de plus en plus longues ! »

 

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Un cahier de dessins

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Pendant les vacances, Esteban a pris plaisir à dessiner avec Yanis.

​De ce fait, il a affiché un certain nombre de dessins sur le tableau.

Aujourd’hui, voyant qu’ils commençaient à s’enrouler,
​il me demande de les plastifier.

Étant donné la quantité, je lui propose d’autres solutions :

– classer les dessins dans une reliure de pochettes transparentes
​ ou dans des pochettes individuelles

– ou les coller dans un cahier

​Esteban choisit le grand cahier et fait preuve de beaucoup de patience
pour trouver dans quel sens les coller.

​Comme il me donne des noms, et pour lui montrer l’exemple,
je lui propose de les écrire dans son cahier.
« OK ! mais tu écris de la main gauche »

​… ce que je fais.

​Esteban est donc très fier d’avoir un nouveau cahier pour ranger ses dessins …
​j’espère que cela va le motiver pour dessiner …

​Avec cette activité, Esteban a de nouveau fait appel à plusieurs intelligences :

​- Imagio et Agilo pour la créativité et la réalisation de ses œuvres

– Bout en train et Mot à mot, en échangeant d’abord avec Yanis
lors de la réalisation, puis avec moi en nommant chacun de ses dessins

​- Cœur en soi, pour choisir le support qui lui convenait le mieux pour les ranger

​- Calculine, pour trouver la façon de s’organiser, ranger, trier, positionner ses oeuvres

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La rentrée !

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Ce matin, nous reprenons aussi le chemin de l’école à la maison.

Au programme :

​- réajustement des rituels du lever et du coucher

​- dépôt des déclarations d’instruction en famille
​ . à la mairie pour Monsieur le Maire
​ . à la poste, et en recommandé,
​ pour le Recteur d’Académie

http://laia.asso.free.fr/lettyp.html

​- préparation du pique-nique de « non-rentrée »
​ pour rejoindre les familles IEF du département

​- pique-nique et échanges avec ces familles,
​ au bord d’un lac

​- lecture d’une page de Gafi

​- lecture de plusieurs pages de « Petites leçons de choses »

 

 

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Record battu : 1min 30 !

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Esteban vient de lire la le‌çon 27 de Gafi en 1 minute 30 …

​Il est super heureux, fier et content de lui.

​Il me dit

« Tu te rends compte en une minute et demi !
Mamilie, quand elle va savoir ça,
​ elle va sauter du sol au plafond ! »

​Tu peux être fier de toi !

Bravo Esteban !

 

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De la pêche … pour les lignes !

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Cette semaine, nous suivons les conseils de l’Inspectrice …
chaque jour, Esteban écrit et lit 2 pages d’histoires de Gafi.

​Il commence par écrire sur le grand tableau blanc mural ;
mais, en écrivant moi-même de la main gauche,
je constate vite que ce n’est pas la position idéale
pour former de belles lettres.

Nous posons donc un tableau plus petit
sur la table et écrivons chacun de notre côté.

​Notre objectif est d’écrire, l’un et l’autre, 10 mots
que l’on considère comme « réussis ».

​Dès qu’Esteban a commencé à écrire, je me suis souvenue
avoir lu un article où, dans certaines écoles,
plutôt que d’entourer ce qui n’allait pas,
le professeur entourait ce qui était réussi,
j’ai adopté cette méthode …

​Puis, j’ai pensé que ce que je trouvais réussi par Esteban
était un jugement de ma part, que ce n’était pas à moi de juger
pour lui et, qu’en procédant de la sorte, il dépendait de mon jugement,
ce que je ne souhaitais pas.

​Je lui ai donc proposé de le faire lui-même et il adore cela …
il prend un réel plaisir à écrire et à s’évaluer !

​Il choisit d’entourer d’une couleur les mots qui lui semblent bien
et d’une autre les moins bien.
A ma grande surprise, nous n’avons pas du tout les mêmes critères !

Le temps qu’il écrive 10 mots, j’ai bien sûr le temps d’en faire
beaucoup plus ; je décide donc de noter tous les anagrammes
des mots écrits par Esteban …

​D’un commun accord, nous décidons que, s’il n’a pas terminé
à la fin de mes anagrammes, je m’entraînerais à écrire des mots
en « attaché » et que, lui, les lirait après.
Plus il prend de temps, plus il a de mots à lire …

 

​Aujourd’hui, comme il s’est éparpillé, il a eu à lire
les premières lignes de la poésie « Le corbeau et le renard » …
il s’est d’ailleurs bien débrouillé !

Esteban a fait d’énormes progrès en temps de lecture.

Alors que, lorsqu’il n’était pas décidé, il mettait parfois
jusqu’à 20 minutes pour la leçon 28 de Gafi, aujourd’hui
c’est seulement 3 minutes pour la leçon 19 !

Motivation quand tu nous tiens !

 

***

Chaque matin, en écrivant, Esteban développe l’intelligence logico-mathématique.

​Il expérimente les chiffres qui, ensemble, font un total de 10 …
s’il a écrit 2 mots, il lui en reste donc 8 !

 

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Jour ‘J’ : l’Inspectrice à la maison

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Je suis soulagée, l’Inspectrice et la Psychologue
nous ont rendu visite cet après-midi
et tout s’est très bien passé !

L’Inspectrice s’est montrée très ouverte,
très pédagogue, très à l’écoute …

​Yann et moi avons parlé avec elle pendant qu’Esteban
discutait dans le jardin avec la Psychologue.

Ensuite, elle a interrogé Esteban
sur son livre de lecture « Gafi » …
il a lu 2 pages !

​Même s’il a rencontré quelques difficultés,
elle l’a félicité … ce qui lui a donné confiance,
tant pour lui répondre sur des calculs, que pour lui parler.

Après avoir pris un petit temps d’observation,
ce qui est normal car il ne connaissait pas non plus la Psychologue,
Esteban a bien échangé avec elle.

​Moi, qui étais en ébullition depuis ce matin,
je suis contente de cet entretien, des conseils reçus …

​… et je serai ravie de revoir ces deux personnes en mars 2018

***

Au départ, je ne pensais pas laisser l’Inspectrice interroger Esteban …
​mais, comme il était à l’aise, que l’Inspectrice et la Psychologue
étaient bienveillantes, j’ai laissé faire … et tout s’est très bien passé …

​Afin de développer les apprentissages, l’Inspectrice m’a donné des pistes
en maths et en lecture … nous avons commencé dès hier.

​En effet, lorsque je lui ai présenté les cartes des sons sur Napoléon,
elle m’a laissé entendre que c’était peut-être un peu trop complexe,
avec l’écriture majuscule si petite, tous les sons …

​Il serait plutôt préférable, pour l’entraîner à la lecture
et pour lui donner confiance en lui, d’utiliser des supports plus grands,
par exemple, son livre Gafi ou ses livres de Première Lecture …

Nous avons commencé dès hier matin et je commence déjà
à entrevoir les jeux que je vais pouvoir créer !

​Affaire à suivre …

 

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A la ferme avec les jeunes du CFTA

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Ce week-end, Anne-Cécile nous propose de nous rendre
mardi après-midi à la ferme de Pascal.

​Là, des jeunes du CFTA seront notés
sur des activités agricoles qu’ils proposent aux enfants.

​A 15h30, nous sommes sur place et faisons la connaissance de Pascal,
l’exploitant agricole, de la directrice du CFTA, d’Yvette, membre de l’association,
et de 6 jeunes en classe de seconde agricole (5 garçons et une fille)

La directrice prend la parole avant de laisser les jeunes se présenter.

Ils sont répartis en 2 groupes de 3.
​L’un, exposant la partie animale, l’autre la partie végétale.
Le premier groupe nous présente
les différentes vaches élevées en Bretagne

​- les Prim’Holstein, race​ dominante​
– les montbéliardes,
– les normandes
​- les pies noires
​- les pies bleues

​Dans la stabulation des pies bleues, et pour qu’Esteban le voit,
Pascal a laissé un jeune veau avec sa mère,
alors qu’il aurait dû être sevré depuis dimanche.

Le veau reste environ 3 semaines avec sa mère
où il est nourri avec du lait, puis avec des granules et,
lorsqu’il est sevré, il reçoit de l’eau et du foin.

Trois semaines après, un marchand vient les chercher
(9 à 10 en même temps) pour les emmener en élevage
où ils restent environ 5 mois.

Après quoi, ils sont destinés à l’abattoir pour être mangés !
La période de gestation des vaches est en moyenne de 9 mois.
Elles donnent généralement naissance à un veau, voire des jumeaux.

​Lorsque les jumeaux sont un mâle et une femelle,
cette dernière est toujours stérile
et donc vendue rapidement à l’abattoir.

​Suivant les races, les vaches sont vendues à des prix différents​,
par exemple, les pies bleues se vendent plus cher que les pies noires.​

​Nous apprenons aussi que, dans cette ferme,
les vaches rentrent à la stabulation
pour se faire traire quand elles veulent.

​Les vaches sont équipées d’un bracelet bleu numéroté et,
lorsqu’elles passent devant la machine à traire,
celle-ci accepte ou non car un minimum de 6 heures
est nécessaire entre deux traites.

​La machine lave le pis et la traite s’effectue en moins de 10 minutes,
tout dépend bien sûr de la quantité de lait.

​La trayeuse relève aussi le nombre de passages dans la journée.
L’hiver, lorsque les vaches sont enfermées,
elles se présentent plus souvent à la machine.

Cette machine indique non seulement

– le temps de traite
​- le nombre de litres extraits
– le nombre de pas que font les animaux dans la journée,
leur temps de couchage …

… mais, elle est aussi capable de séparer le lait destiné à la vente
et celui réservé aux veaux.

​Cette machine extraordinaire coûte plus de 100 000 euros et est amortie sur 10 ans.

​Une telle machine ne peut être optimisée que dans les exploitations
possédant un cheptel d’au moins 60 vaches.

L’intérêt

– gain de temps
​- travail d’astreinte différent
​- moins de main d’œuvre
​- de son portable, l’exploitant peut suivre le travail de la machine

Avant de maîtriser cette machine, qui comporte plus de 900 paramètres,
une formation de 72 heures est nécessaire.

Esteban et moi avons été très impressionnés par ce potentiel,
mais aussi par le fait que les vaches connaissent,
elles aussi, leurs besoins !

Le lait est stocké jusqu’au passage du laitier
et, à chaque fois, des analyses sont faites
car sa qualité est soumise à des normes bien précises.

Après la visite de la stabulation, l’observation de la traite,
de l’ordinateur relié à la machine, de la salle de stockage du lait
et de l’enclos des veaux, les jeunes du deuxième groupe prennent la parole.

Ils nous présentent

– l’orge, le blé, l’avoine
​- le maïs
– la féverole

et nous apprennent à les différencier.

​Ils expliquent à Esteban

​- que les odeurs qui émanent parfois de la ferme peuvent provenir
. du lisier (liquide + bouse)
​ . du fumier (liquide + bouse + paille)
​ . ou de la fermentation de l’ensilage

​- que la terre doit toujours être recouverte, pour éviter que les nitrates
y pénètrent et la pollue ainsi que les rivières.

Ils lui montrent aussi

​- les différents stades du maïs et lui font planter des graines
dans un pot que nous avons rapporté à la maison
– les différentes machines de la ferme

​Esteban a même fait un tour de tracteur !

Nous sommes super contents de notre après-midi
et remercions toutes les personnes présentes.

Maintenant, je pense que je vais faire une fiche
sur le blé, l’avoine … afin d’apprendre à les différencier car,
le fait de voir une seule fois ne me suffit pas !

Encore merci à vous tous pour ce merveilleux après-midi !

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