Record battu : 1min 30 !

.

Esteban vient de lire la le‌çon 27 de Gafi en 1 minute 30 …

​Il est super heureux, fier et content de lui.

​Il me dit

« Tu te rends compte en une minute et demi !
Mamilie, quand elle va savoir ça,
​ elle va sauter du sol au plafond ! »

​Tu peux être fier de toi !

Bravo Esteban !

 

.

De la pêche … pour les lignes !

.

Cette semaine, nous suivons les conseils de l’Inspectrice …
chaque jour, Esteban écrit et lit 2 pages d’histoires de Gafi.

​Il commence par écrire sur le grand tableau blanc mural ;
mais, en écrivant moi-même de la main gauche,
je constate vite que ce n’est pas la position idéale
pour former de belles lettres.

Nous posons donc un tableau plus petit
sur la table et écrivons chacun de notre côté.

​Notre objectif est d’écrire, l’un et l’autre, 10 mots
que l’on considère comme « réussis ».

​Dès qu’Esteban a commencé à écrire, je me suis souvenue
avoir lu un article où, dans certaines écoles,
plutôt que d’entourer ce qui n’allait pas,
le professeur entourait ce qui était réussi,
j’ai adopté cette méthode …

​Puis, j’ai pensé que ce que je trouvais réussi par Esteban
était un jugement de ma part, que ce n’était pas à moi de juger
pour lui et, qu’en procédant de la sorte, il dépendait de mon jugement,
ce que je ne souhaitais pas.

​Je lui ai donc proposé de le faire lui-même et il adore cela …
il prend un réel plaisir à écrire et à s’évaluer !

​Il choisit d’entourer d’une couleur les mots qui lui semblent bien
et d’une autre les moins bien.
A ma grande surprise, nous n’avons pas du tout les mêmes critères !

Le temps qu’il écrive 10 mots, j’ai bien sûr le temps d’en faire
beaucoup plus ; je décide donc de noter tous les anagrammes
des mots écrits par Esteban …

​D’un commun accord, nous décidons que, s’il n’a pas terminé
à la fin de mes anagrammes, je m’entraînerais à écrire des mots
en « attaché » et que, lui, les lirait après.
Plus il prend de temps, plus il a de mots à lire …

 

​Aujourd’hui, comme il s’est éparpillé, il a eu à lire
les premières lignes de la poésie « Le corbeau et le renard » …
il s’est d’ailleurs bien débrouillé !

Esteban a fait d’énormes progrès en temps de lecture.

Alors que, lorsqu’il n’était pas décidé, il mettait parfois
jusqu’à 20 minutes pour la leçon 28 de Gafi, aujourd’hui
c’est seulement 3 minutes pour la leçon 19 !

Motivation quand tu nous tiens !

 

***

Chaque matin, en écrivant, Esteban développe l’intelligence logico-mathématique.

​Il expérimente les chiffres qui, ensemble, font un total de 10 …
s’il a écrit 2 mots, il lui en reste donc 8 !

 

.

Jour ‘J’ : l’Inspectrice à la maison

.

Je suis soulagée, l’Inspectrice et la Psychologue
nous ont rendu visite cet après-midi
et tout s’est très bien passé !

L’Inspectrice s’est montrée très ouverte,
très pédagogue, très à l’écoute …

​Yann et moi avons parlé avec elle pendant qu’Esteban
discutait dans le jardin avec la Psychologue.

Ensuite, elle a interrogé Esteban
sur son livre de lecture « Gafi » …
il a lu 2 pages !

​Même s’il a rencontré quelques difficultés,
elle l’a félicité … ce qui lui a donné confiance,
tant pour lui répondre sur des calculs, que pour lui parler.

Après avoir pris un petit temps d’observation,
ce qui est normal car il ne connaissait pas non plus la Psychologue,
Esteban a bien échangé avec elle.

​Moi, qui étais en ébullition depuis ce matin,
je suis contente de cet entretien, des conseils reçus …

​… et je serai ravie de revoir ces deux personnes en mars 2018

***

Au départ, je ne pensais pas laisser l’Inspectrice interroger Esteban …
​mais, comme il était à l’aise, que l’Inspectrice et la Psychologue
étaient bienveillantes, j’ai laissé faire … et tout s’est très bien passé …

​Afin de développer les apprentissages, l’Inspectrice m’a donné des pistes
en maths et en lecture … nous avons commencé dès hier.

​En effet, lorsque je lui ai présenté les cartes des sons sur Napoléon,
elle m’a laissé entendre que c’était peut-être un peu trop complexe,
avec l’écriture majuscule si petite, tous les sons …

​Il serait plutôt préférable, pour l’entraîner à la lecture
et pour lui donner confiance en lui, d’utiliser des supports plus grands,
par exemple, son livre Gafi ou ses livres de Première Lecture …

Nous avons commencé dès hier matin et je commence déjà
à entrevoir les jeux que je vais pouvoir créer !

​Affaire à suivre …

 

.

A la ferme avec les jeunes du CFTA

.

Ce week-end, Anne-Cécile nous propose de nous rendre
mardi après-midi à la ferme de Pascal.

​Là, des jeunes du CFTA seront notés
sur des activités agricoles qu’ils proposent aux enfants.

​A 15h30, nous sommes sur place et faisons la connaissance de Pascal,
l’exploitant agricole, de la directrice du CFTA, d’Yvette, membre de l’association,
et de 6 jeunes en classe de seconde agricole (5 garçons et une fille)

La directrice prend la parole avant de laisser les jeunes se présenter.

Ils sont répartis en 2 groupes de 3.
​L’un, exposant la partie animale, l’autre la partie végétale.
Le premier groupe nous présente
les différentes vaches élevées en Bretagne

​- les Prim’Holstein, race​ dominante​
– les montbéliardes,
– les normandes
​- les pies noires
​- les pies bleues

​Dans la stabulation des pies bleues, et pour qu’Esteban le voit,
Pascal a laissé un jeune veau avec sa mère,
alors qu’il aurait dû être sevré depuis dimanche.

Le veau reste environ 3 semaines avec sa mère
où il est nourri avec du lait, puis avec des granules et,
lorsqu’il est sevré, il reçoit de l’eau et du foin.

Trois semaines après, un marchand vient les chercher
(9 à 10 en même temps) pour les emmener en élevage
où ils restent environ 5 mois.

Après quoi, ils sont destinés à l’abattoir pour être mangés !
La période de gestation des vaches est en moyenne de 9 mois.
Elles donnent généralement naissance à un veau, voire des jumeaux.

​Lorsque les jumeaux sont un mâle et une femelle,
cette dernière est toujours stérile
et donc vendue rapidement à l’abattoir.

​Suivant les races, les vaches sont vendues à des prix différents​,
par exemple, les pies bleues se vendent plus cher que les pies noires.​

​Nous apprenons aussi que, dans cette ferme,
les vaches rentrent à la stabulation
pour se faire traire quand elles veulent.

​Les vaches sont équipées d’un bracelet bleu numéroté et,
lorsqu’elles passent devant la machine à traire,
celle-ci accepte ou non car un minimum de 6 heures
est nécessaire entre deux traites.

​La machine lave le pis et la traite s’effectue en moins de 10 minutes,
tout dépend bien sûr de la quantité de lait.

​La trayeuse relève aussi le nombre de passages dans la journée.
L’hiver, lorsque les vaches sont enfermées,
elles se présentent plus souvent à la machine.

Cette machine indique non seulement

– le temps de traite
​- le nombre de litres extraits
– le nombre de pas que font les animaux dans la journée,
leur temps de couchage …

… mais, elle est aussi capable de séparer le lait destiné à la vente
et celui réservé aux veaux.

​Cette machine extraordinaire coûte plus de 100 000 euros et est amortie sur 10 ans.

​Une telle machine ne peut être optimisée que dans les exploitations
possédant un cheptel d’au moins 60 vaches.

L’intérêt

– gain de temps
​- travail d’astreinte différent
​- moins de main d’œuvre
​- de son portable, l’exploitant peut suivre le travail de la machine

Avant de maîtriser cette machine, qui comporte plus de 900 paramètres,
une formation de 72 heures est nécessaire.

Esteban et moi avons été très impressionnés par ce potentiel,
mais aussi par le fait que les vaches connaissent,
elles aussi, leurs besoins !

Le lait est stocké jusqu’au passage du laitier
et, à chaque fois, des analyses sont faites
car sa qualité est soumise à des normes bien précises.

Après la visite de la stabulation, l’observation de la traite,
de l’ordinateur relié à la machine, de la salle de stockage du lait
et de l’enclos des veaux, les jeunes du deuxième groupe prennent la parole.

Ils nous présentent

– l’orge, le blé, l’avoine
​- le maïs
– la féverole

et nous apprennent à les différencier.

​Ils expliquent à Esteban

​- que les odeurs qui émanent parfois de la ferme peuvent provenir
. du lisier (liquide + bouse)
​ . du fumier (liquide + bouse + paille)
​ . ou de la fermentation de l’ensilage

​- que la terre doit toujours être recouverte, pour éviter que les nitrates
y pénètrent et la pollue ainsi que les rivières.

Ils lui montrent aussi

​- les différents stades du maïs et lui font planter des graines
dans un pot que nous avons rapporté à la maison
– les différentes machines de la ferme

​Esteban a même fait un tour de tracteur !

Nous sommes super contents de notre après-midi
et remercions toutes les personnes présentes.

Maintenant, je pense que je vais faire une fiche
sur le blé, l’avoine … afin d’apprendre à les différencier car,
le fait de voir une seule fois ne me suffit pas !

Encore merci à vous tous pour ce merveilleux après-midi !

.

.

Des élections à la passation de pouvoir

.

Début avril, Esteban me demande

« C’est quoi toutes ces photos sur les affiches dans les villages ? »

​ »Ces hommes et ces femmes sont des candidats à la présidence de la France »

​ »Ah bon ! le Président il part à la retraite ? »

​Comme nous n’avons pas la télé et que je n’ai pas encore échangé
avec lui sur le sujet, ​je lui explique ce qui va se passer
dans les jours et les semaines à venir.

​De suite, il est intéressé et souhaite en savoir plus.

« Toutes les personnes âgées d’au moins 18 ans,
et inscrites sur les listes électorales,
vont voter le 23 avril 2017.

​Chacune d’entre elles se rendra au bureau de vote.
Là, dans un isoloir fermé par un rideau, elle glissera, dans une enveloppe,
​le bulletin au nom de son candidat et le déposera ensuite dans une urne.
A l’issue de ce premier tour, les 2 candidats ayant obtenu le plus de voix
s’opposeront lors d’un deuxième tour.

Nous retournerons donc voter et celui qui totalisera
le plus grand nombre de voix deviendra Président
ou Présidente de la République ».

Le jour « J », de bon matin, Esteban m’accompagne pour voir
comment tout cela se déroule.

« Et qu’est-ce qui va se passer après ? »

​ »A 19 heures, dans chaque petite commune et à 20 heures
dans les plus grandes, aura lieu le dépouillement »

Il souhaite assister au dépouillement … nous y allons.

​Il observe comment sont comptés et recomptés les bulletins
(car il y a une enveloppe de ​plus ​par rapport aux signatures).

​Les personnes regroupent les enveloppes par 10 et les alignent …
elles recomptent donc chacune de leur côté.

Les 2 femmes qui totalisent les signatures se partagent le travail,
l’une compte les signatures et l’autre les note sur une feuille séparée.

La première reprend tout le registre des signatures et les additionne,
page par page, mais sans trouver l’erreur …

​Elles recommencent donc une nouvelle fois aidées par un bénévole.

​Esteban constate que la dame compte le nombre de signatures
et que le monsieur, lui, totalise les espaces vides …
ce qui, au final, va beaucoup plus vite
car il est plus rapide de compter 2 cases vides
que 7 signatures (chaque page comporte 10 cases).

« Tu vois Esteban, à chacun sa technique ! »

​L’erreur est enfin trouvée et les bulletins sont répartis sur 4 tables.

​A chaque table, une personne ouvre les enveloppes,
une lit le nom du candidat, tandis que les 2 autres notent les noms …

– Une enveloppe vide, c’est un bulletin blanc
​- Si plus d’un bulletin ou des images ou un bulletin comportant des écritures,
le vote est considéré comme nul et le bulletin mis à part

​Au cours du dépouillement, Philippe prend connaissance des résultats
sur son téléphone portable et nous les communique.

​Nous rentrons peu après voir les informations sur l’ordinateur.

Avant d’aller dormir, Esteban a donc regardé les résultats
et les interviews en direct !

***

Lors du second tour, Esteban ne souhaite pas m’accompagner
au bureau de vote mais, le soir, il regarde les résultats sur l’ordinateur.

La semaine dernière, il a visionné ces 2 vidéos
sur la passation de pouvoir et la remontée des Champs Élysées

Alors que je trouve cela un peu long, Esteban est très intéressé
par tout ce qui se passe, sans oublier les détails …

Il remarque que les soldats portent des costumes différents
et qu’ils sont très patients car il restent longtemps sans bouger.

​Je lui précise que ces soldats font partie de différents corps d’armée,
l’armée de terre, de l’air, la marine, la garde républicaine …

​Il me demande

​ »Où sont placées les caméras qui filment et comment ? »

« Comment les gens sont montés sur les toits ? »

Il observe les personnes qui partent, celles qui arrivent …

​Il remarque celles qui ont des portables, qui sortent leur parapluie …

Il écoute attentivement et s’intéresse à chaque détail.

​Dès qu’il entend la Marseillaise, il est tout heureux de chanter
le couplet et le refrain et il l’est encore plus lorsque,
tout à coup, il s’écrie

​ »Tu entends ! C’est la musique de Napoléon, celle du 18 brumaire »

​C’est exact, il a reconnu une musique de son CD …
et une autre peu de temps après ! ​

Je suis impressionnée car, moi, je n’y ai pas prêté attention !

​Grâce à sont intérêt pour les élections,
Esteban a de nouveau développé plusieurs intelligences

– Clé de sol, avec les musiques des différentes cérémonies,
la Marseillaise et le lien avec celles de Napoléon

– Mot à mot, avec l’apprentissage du vocabulaire lié à cet évènement
(au travers du net, de son « Images doc » sur le sujet)

– Bout-en-train, en se rendant au bureau de vote,
puis au dépouillement, en en discutant avec la famille, les voisins …

– Calculine et Imagio, en s’intéressant au fonctionnement complet des élections,
en observant les vidéos, les affiches, le positionnement des différentes armées,
des caméras de la garde … en découvrant Paris à travers les Champs Elysées,
le Palais, l’Arc de Triomphe …

​- Brin de nature, avec l’explication sur le papier recyclé
des programmes et des bulletins de votes

A cette occasion, il a découvert les emblèmes de la France,
s’est intéressé aux différents corps d’armées,
a posé des questions sur l’Arc de Triomphe
et la tombe du Soldat inconnu.

.

Où est Charlie ? L’incroyable Noël

.

Esteban, fan de « Où est Charlie », reçoit de Mamilie
l’un des derniers livres manquant à sa collection.

​Contrairement aux autres livres, basés sur l’observation,
celui-ci est un livre d’activités avec des stickers …
mais, pour le réaliser, Esteban a besoin de lire !

Je lui précise que, désormais, je ne lui lirai plus la consigne …
qu’il se débrouille s’il le veut … et que, plus il s’entraînerait à lire,
plus il y arriverait … là, c’est vraiment l’occasion rêvée !

​Bien sûr, il rechigne, cherche à négocier … mais, la passion l’emportant,
il cherche la page la plus simple pour commencer et il s’aperçoit
que plus il s’entraîne et plus il y arrive …
il poursuit donc équipé de ses cartes sons !

.

La benoîte commune

.

Nous observons les fleurs du parterre de Pascal
pour voir si rien n’a changé depuis l’année dernière‌ …

Nous les nommons à l’aide de nos fiches et, là, je m’exclame

​ »Il n’y a plus de benoîtes communes ! »

​ »Mais si, regarde ces feuilles-là c’est de la benoîte commune »

« Ah bon ! tu crois ? »

​Hier, en observant à nouveau les fleurs, Esteban me dit

​ »Tu vois, c’est bien de la benoîte commune ! »

​Esteban a raison, il s’agit bien de cette plante !

Quel sens de l’observation !

Bravo Esteban !

.

Quand Esteban aime … il compte !

.

Après les maths, Esteban décide de trier toutes les pièces de monnaie
que je lui ai apportées pour ces exercices.

Pour les regrouper, il élabore plusieurs stratégies

​- il prend une pièce de 5 centimes et la pose sur une pièce
qui lui semble être de même diamètre,
​ si tel est le cas il la saisit, sinon il la laisse

– pour les pièces de 50 centimes, il observe chaque pièce
et regarde le nombre qui y figure

​- pour les pièces de 1 centime, il sélectionne les plus petites
​ et choisit également le plus petit rouleau pour que je les mette

​Pendant ce temps, tout en les comptant à haute voix,
je dépose les pièces par groupe de 10 dans les différents rouleaux.

Au final, il nous manque 2 pièces de 2 centimes
et 2 pièces de 5 centimes pour compléter nos rouleaux …
Comment faire pour les terminer et les déposer
à la banque cet après-midi ?

« On va aller demander à Mamilie »

​ »Oui, mais cela nous oblige à prendre la voiture »

​Je suggère à Esteban de demander à Christiane,
nous y allons de suite … mais elle n’est pas là …

​Nous allons voir Sandra … mais, elle n’a pas ces pièces …

​Nous rencontrons notre voisine aux escholtzias, elle a 2 pièces de 2 centimes
et une de 5 … nous les prenons ainsi que 2 autres pièces de 2 centimes
et une de 1 centime, en échange nous lui donnons 4 pièces de 1 centime et une de 10 …

​Avec notre monnaie, nous allons voir Monsieur Verger,
mais il n’a pas non plus de pièce de 5 centimes …
c’est finalement avec la voisine de Sandra
que nous procéderons à l’échange (Bout en train).

Dès notre retour, nous complétons les rouleaux et,
pour qu’Esteban ait connaissance du montant, je pose sur chacun
le montant de sa valeur en jetons. Il a 16 jetons.

​Il recevra 16 euros à la banque !

.

L’apprentissage informel et … l’inspection !

.

Cette année, puisqu’Esteban a eu 6 ans en Octobre,
nous attendons, pour la première fois, la visite de l’inspectrice.

Nous sommes avertis de son passage, un mois à l’avance,
par mail et par courrier postal …

Comme nous approchons de la fin de l’année scolaire,
je pense qu’elle ne saurait tarder !

​Alors, plutôt que d’attendre la lettre, lundi j’ai décidé de commencer
à préparer mon dossier pour cette année 2016-2017.

Mais,

– Comment m’y prendre ?

– Que vais-je noter ?

​Oh là là ! … j’ai besoin de me recentrer.

​En tout premier, quel est mon objectif et quels sont mes besoins ?

En répondant à ces questions, je vais éviter de partir dans tous les sens !

Mon objectif

– rédiger un rapport sur ce que je fais avec Esteban

Mes besoins

​- structurer mes pensées (euh ! là, il y a du boulot !)

– montrer de quelle façon je procède et à partir de quoi je travaille

​- éclaircir ma façon de procéder afin de pouvoir la partager

​- me rassurer, me sécuriser en élaborant un compte-rendu clair
et structuré qui explique

​ . notre façon de faire (à partir d’un exemple concret)
​ . les progrès d’Esteban (au travers des intelligences multiples)

​- relier les intelligences multiples à la grille des compétences scolaires

En cherchant des infos sur le net, j’ai découvert que certaines familles
avaient réalisé des diaporamas sur l’ensemble de l’année scolaire.
​Cette idée me tente, je la trouve très intéressante …

J’ai donc un rapport à rédiger et peut-être un diaporama à monter !
Comment m’organiser ?

​Dans la journée, c’est difficilement réalisable …
il me reste le soir !

Lundi soir, je me suis posée pour noter mon cheminement.

​J’ai également répertorié tout ce que nous avons fait sur Napoléon.
C’est ce travail que j’ai choisi de présenter comme exemple concret,
avec toutes les intelligences multiples qu’Esteban a développé
en se passionnant pour ce sujet.

Mardi soir, à l’aide de mes articles du blog et de mes cahiers,
j’ai listé les activités réalisées, en y précisant l’intelligence
à laquelle Esteban a fait appel.

J’ai aussi structuré mes pensées, en notant les différentes
façons dont je procède, en 14 points.

​Je m’apprêtais à noter les difficultés rencontrées par Esteban
lorsque j’ai réalisé qu’il serait plus intéressant de relever
ses points forts et ses acquisitions …

« OK ! Mais, comment les répertorier ? »
​ »Pourquoi pas à l’aide de mon dossier ‘Intelligences multiples’ ? »

Je repends donc les compétences de chacune de ces intelligences
et note toutes celles qui correspondent aux acquis d’Esteban.

​Mercredi, j’ai effectué des recherches sur les compétences à acquérir en CP
afin de les relier aux intelligences multiples … mais, je n’étais pas motivée …
je me suis écoutée et ai arrêté !

Jeudi soir‌, après avoir publié mes articles du jour,
je n’avais plus envie de faire quoi que ce soit …

​Si je rédigeais le rapport … parce qu’il le fallait …
parce que je devais le faire … je n’y prendrais pas de plaisir
et je ne m’écouterais pas !

Je me suis donc écoutée et suis allée dormir !

***

Vendredi,‌ je n’étais pas plus motivée …
j’ai donc attendu le week-end prolongé pour m’y mettre.

​Coïncidence ou pas ?
Samedi midi, je reçois la lettre recommandée
de l’Inspection académique me notifiant
la visite de l’inspectrice dans un mois !

​Ce même jour, je lis le manuel de Claudia Renau
« L’Apprentissage informel expliqué à mon inspecteur »
tout en prenant des notes.

Je retiens 7 points à aborder dans le rapport

​1 – Mes choix pédagogiques

​2 – Les activités depuis un an

3 – Les principales sorties

4 – Les ressources utilisées

5 – Les notions abordées

6 – Le bilan succinct des progrès d’Esteban

7 – Les questions à poser à l’Inspectrice

… et commence à y répondre, non pas dans l’ordre donné,
mais en tenant compte de ce qui me motive le plus.

​Je débute par les « Sorties », puis, les  » Ressources utilisées »,
je réponds en partie à la question « Mes choix pédagogiques »
que je compléterai en reprenant mes notes.

​J’aborde ensuite les « Activités » … et c’est là que ça ce complique …

​En imprimant les compétences du C.P., et en lisant le manuel de Claudia Renau,
je me suis aperçue, d’une part, qu’il était assez complexe de dresser
des parallèles entre tout ce que nous faisions et les compétences à acquérir
et que, d’autre part, le fait de morceler les apprentissages d’Esteban n’avait aucun sens.

Mais alors, comment procéder puisque l’Inspection académique
demande de noter le programme ? … et moi, je n’en ai pas vraiment !

​Par contre, ce que je peux faire c’est noter toutes les activités
et thèmes abordés et les regrouper … pour cela, heureusement j’ai le blog !

Je vais donc m’atteler à cette tâche fastidieuse
et reprendre le blog depuis sa création.

Je suis consciente que l’on ne me demande pas ce travail mais moi,
pour me structurer, j’ai besoin de tout reprendre et de tout noter
pour avoir une vision globale de l’évolution d’Estéban.

​Tout d’abord, je vais prendre des notes dans mon cahier de brouillon,
puis, afin de disposer d’un document récapitulatif, je les organiserai
dans un autre cahier « Les apprentissages informels d’Esteban ».

​Dimanche matin, je note donc l’ensemble des activités 2014 et,
en début d’après-midi, je recopie ces notes.

J’enchaîne en listant les activités de l’année 2015
que je termine juste avant le diner.

​Juste une petite pause « rituel du soir » et, pendant 2h30,
je retranscris l’ensemble de l’année 2015.

​Oh là là ! cela me prend un temps fou …
mais qu’est-ce que c’est sympa de revoir
tout ce qui a été fait et tous les sujets abordés …
j’en suis impressionnée et je nous félicite !

En ce qui concerne l’année 2016, plus conséquente​,
je pense noter directement dans le cahier des « apprentissages »
et faire deux parties, une de janvier à août
et une de septembre à décembre afin de tenir compte du « passage en CP ».

Je procède donc de cette façon et, il ne me reste plus
que la période de janvier à août 2016 et l’année scolaire 2016-2017.

​Je pense que ce sera plus rapide car je n’ai pas écrit autant d’articles
sur le blog et j’ai pris beaucoup moins de notes dans mes différents cahiers
d’apprentissage (Histoire, Clé de sol, Imagio, les lettres, les chiffres …)…
car je n’ai pas été aussi régulière en suivi que sur le blog.

En réalisant ce travail de fourmi, je prends conscience de tout le temps
que j’ai consacré chaque jour, à la rédaction des articles sur le blog …

Cela me conforte dans ma décision, prise il y a quelque temps,
de procéder différemment car j’y passais vraiment trop de temps.

​Néanmoins, je ne regrette pas d’avoir expérimenté cette façon de faire,
cela m’a permis de pouvoir en changer … et d’en trouver une plus adaptée !

Je suis aussi contente d’avoir pris le maximum de notes car,
aujourd’hui, cela me fait très plaisir de retrouver
l’ensemble des articles et de constater tout ce qu’Esteban a réalisé !

Ce matin, je m’attelle donc à la période de janvier à août 2016 ….

***

Je consacre une grande partie de ma journée à no‌ter
les activités de ce début d’année, directement sur le cahier.

A 15h30, j’atteins mon objectif et, pour me changer les idées,
je sors prendre l’air avec Esteban … J’éprouve le besoin
d’une plus grande pause et ne reprends donc l’écriture de cet article
qu’à 20h45 … avant de me replonger dans le rapport.

​Il est clair que je ne « m’attaquerai » pas à l’année scolaire 2016-2017 ce soir …
j’en ai un peu marre de reprendre les articles un par un, d’autant que,
pour cette période, j’aurai aussi à reprendre mes cahiers …

​Etant donné que je ne sais pas encore comment je procéderai,
je laisse le temps à ce projet de mûrir en moi …

Par contre, je vais peut-être reprendre les questions déjà travaillées,
les peaufiner et/ou extraire tous les thèmes abordés, à partir de mes notes
de ces deux derniers jours …

​Je ne sais pas encore, je vais voir … et, si je ne suis pas motivée, je ne ferai rien !

​J’ai profité de ce week-end prolongé pour avancer car Esteban était avec son papa …

​A partir de demain, je ne pourrai travailler sur le rapport que le soir …

***

Du gland … au chêne !

.

Ce matin, sur son tableau, Esteban retrouve le cycle de vie
de la plante et me l’explique

​ »Il y a une graine … les racines poussent …
ça sort de la terre … et une plante pousse …
C’est comme pour le chêne qu’on a vu hier à l’Échappée Belle »

​Effectivement, hier dans la serre, nous avons trouvé un gland germé
qui est sorti de terre en donnant quelques feuilles …
et si personne ne l’enlève, un jour il fera un trou dans la serre !

Je lui ai rappelé qu’un jour cette petite pousse pourrait devenir
un grand chêne, comme ceux de chez Papili et Mamilie,
mais pour cela il faut encore attendre au moins une centaine d’années !

​A la suite de quoi, ce matin il reprend les cycles de vie des plantes
et des animaux (fourmi, moustique, coléoptère)
et les classe dans l’ordre pour revoir leur évolution.

.

.