La fleur des apprentissages

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Sans grande surprise, Esteban a l’intelligence
naturaliste la plus développée
et moi l’intelligence intrapersonnelle …
où nous totalisons chacun un score de 16/16 !

En second, nous avons tous les deux l’intelligence verbo-linguistique,
ce qui m’étonne assez pour Esteban …
il adore les jeux de mots, parler d’autres langues …
néanmoins, l’écriture figure aussi dans cette case …
cela veut sans doute dire que lorsqu’il se décidera
il aura de grandes possibilités !!!

J’aurais plutôt pensé que l’intelligence logico-mathématique
viendrait en 2ème position … elle suit d’un point !

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Finies les vacances !

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Nous étions donc pour 15 jours à l’Ile de la Réunion …
au programme : repos et visites !

Esteban a découvert la ferme des tortues …
le Musée Stella Matutina … le Piton de la Fournaise
en éruption, ses anciennes coulées … le Sud sauvage …
les plages d’Etang-Salé, de Saint-Pierre, de Grand Anse …
les champs de canne, la végétation luxuriante …
les fruits exotiques, les marchés, le parler créole …
la compagnie French Bee sur laquelle nous avons voyagé …

Demain, nous reprenons les fleurs des apprentissages !

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La coupe du Monde au service des apprentissages

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Esteban souhaiterait aller en Russie
voir la finale de la Coupe du Monde.
Je vois là une occasion rêvée
pour qu’il aille au bout de son cheminement
et qu’il constate, par lui-même,
si cela est possible ou non.

1 – Nous cherchons où et quand elle se déroule :
à Moscou le 15 Juillet. Sur son puzzle du Monde,
il regarde où se situe Moscou et,
à l’aide de nos continents plastifiés,
il découvre qu’il s’agit de l’Europe
et non de l’Asie … « Alors, ce n’est pas loin ! ».

 

2 – « Qu’a-t-on besoin de faire pour s’y rendre ? »
« D’abord, voir s’il reste des places pour le match,
sinon ça ne vaut pas le coup d’acheter
un billet d’avion », me dit-il.
Avec son Papa, il regarde … effectivement,
il en reste 80 … mais pas à moins de 2 451 €
En club, les places sont à 8 451 € (il lit les nombres).
Les prix s’élèvent jusqu’à 39 000 €.
Yann nous explique que ce sont des places achetées pour
être revendues à des prix beaucoup plus élevés.
Esteban trouve des places à 2 429 €.
Sur sa calculatrice, il pose 2 429 x 2 = 4 858 €.
Lorsqu’il énonce la somme, je lui précise
qu’il s’agit du prix des places
pour son Papa et pour lui.

 

3 – Je lui demande d’ouvrir un nouvel onglet.
« Esteban, de quoi as-tu besoin pour aller en Russie ? » …
« De vêtements chauds »
« Et comment vas-tu y aller ? » … « En avion ».

Il tape alors « Billets d’avion Rennes-Moscou ».
Je le laisse d’abord écrire à sa façon et lui
explique comment écrire chaque mot correctement.
Il remplit lui-même le nombre de personnes, les dates,
en choisissant d’y rester 4 jours pour visiter.
Les prix vont de 470 à 2 025 €.

Le total des 2 billets s’élève à 939 €.

 

4 – « OK, tu vas à Moscou et tu restes 4 jours …
mais, où vas-tu dormir ? » … « A l’hôtel ».
Il consulte les horaires d’avion pour savoir
combien de nuits réserver et se rend compte
que le vol choisi dure 13 heures, plus long
que pour aller à La Réunion. Il en trouve un
d’une durée de 6h05 à l’aller et de 5h45 au retour …
au prix de 514 €, soit 1 028 € pour deux …
4 nuits d’hôtel sont donc nécessaires.

 

5 – Nous cherchons l’adresse du Stade de foot
et les hôtels à proximité. Le plus proche du
Luzhniki Stadium est aussi le moins cher.

Esteban prend plaisir à regarder les photos
des chambres, salles de bain et extérieurs.
Il regarde toutes les photos de l’hôtel.
Il trouve, cependant, que sur le plan ça paraît loin.
Je prends donc une règle graduée, lui montre que 2 cm = 1m.
Je lui propose de compter le nombre de fois
où je déplace la règle.

Je lui explique que, lorsque j’aurai déplacé
la règle 10 fois, il aura 10 doigts levés
et cela représentera 1 km. Comme je déplace la règle 25 fois,
l’hôtel est donc situé à environ 2,5 km du Stade.
Malgré tout, Esteban trouve que c’est loin …
mais, en découvrant sur la carte des icônes « Bus » et « Métro »,
il est rassuré car il dispose de moyens de transport.

 

6 – Avec la souris, il essaie de prendre la main
pour voir s’il reste des places dans cet hôtel …
mais, sans succès. Je lui explique
qu’en raison de la capacité d’accueil du stade,
cet hôtel, ainsi que tous ceux de la ville
et des alentours, est certainement complet.

Sur le net, nous découvrons que ce stade
peut accueillir 81 000 supporters …

 

7- … et que la Russie a dépensé près de 10 milliards d’Euros
pour organiser cette compétition.
La Coupe du Monde au Brésil avait coûté 8 milliards d’Euros.
En 2022, le Qatar, prochain pays organisateur, dépensera
de 7,5 milliards à 9,4 milliards d’Euros pour la construction
des stades … soit une estimation prévisionnelle globale
de 13 à 15 milliards d’Euros.

 

8 – «  Esteban, est-ce que c’est possible d’aller
en Russie pour la finale ? » …

« Oui, à condition de gagner beaucoup d’argent » …

Il calcule sa somme :
Places de match 4 858 €
Billets d’avion 939 €
5 797 €

Hormis le prix, 2 questions restent en suspens :
les hôtels sont complets et un visa est nécessaire
pour aller en Russie.

 

9 – Pour récupérer le visa, nous avons 2 solutions :
aller à l’ambassade russe à Paris ou faire des démarches
sur internet via une agence. Dans ce cas, le visa revient
à 140 € par personne et, dans ce cas, où serons-nous hébergés ?
Nous n’avons pas trouvé d’hôtel !

Et Esteban de me répondre « De toute façon,
on pourra toujours voir le match … sur l’ordinateur ! ».

 

Lorsque nous racontons cela à Yann,
il nous dit qu’il n’y a pas besoin de visa pour la Russie,
un site – Fan Idea – a été créé spécialement
pour les supporters de la Coupe du Monde.

En laissant Esteban aller au bout de son idée,
en lui faisant réaliser toutes les démarches
à effectuer (billets de match, billets d’avion,
chambres d’hôtel …), en le laissant imaginer le voyage
à partir de détails concrets (voir les villes de départ
et d’arrivée, la situation du stade, les photos d’hôtel,
le visa russe …) Esteban a vécu le voyage … et est heureux !

 

Au cours de cette activité, il mobilise
plusieurs intelligences multiples
et plusieurs compétences scolaires.

 

Les intelligences multiples :

Cœur en Soi : en étant à l’écoute de ses rêves, de ses besoins.

Calculine : en élaborant l’organisation du voyage, en abordant
les chiffres, les nombres (sommes dépensées pour billets de match, billets d’avion, prix des hôtels …), les distances (hôtel / stade), les fourchettes et comparaisons des prix (+ cher et – cher),
les horaires.

Clé de sol : avec les hymnes nationaux

Imagio : en observant le plan de Moscou, la situation du stade,
des hôtels, des stations de bus et de métro.

Mot à mot : en faisant des recherches à l’aide de mots-clés
sur le net, en lisant les mots sur les plans, les articles,
en découvrant un vocabulaire nouveau, en remplissant
les « formulaires » de réservation

Agilo : en regardant les matchs, Esteban observe
les joueurs évoluer, les buts, les corners, les pénalty …

 

Il revoit aussi la géographie (Russie, Moscou, Brésil, Qatar …),
des connaissances générales (FIFA, budget prévisionnel, pays organisateur, règles d’un match de foot, hymnes nationaux …),
aborde les notions d’échelle sur une carte (2 cm = 100 m).

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Mickey et Picsou pour nourrir les intelligences multiples

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Paul a donné ses livres Mickey et Picsou à Esteban …
une vraie mine d’or pour le calcul et l’écriture !

1 – En effet, lorsque Mamilie a apporté les livres,
elle lui a demandé de calculer la somme totale
qu’il aurait eu à investir s’il les avait achetés.

Seul, il additionne les prix arrondis 4 + 3 + 4
sur la calculatrice et me demande de l’aider
pour ajouter les centimes. Je les lui lis
… 0,20 … il en fait le total …

En vérifiant, je trouve une différence de 0,5 centime …
mais, je ne refais pas le calcul pour savoir
qui de nous deux a trouvé la bonne somme …
0,5 c’est peu !

Le prix total des livres Picsou et Mickey
s’élève donc 110,61 euros.

Mine de rien, Esteban vient de résoudre
un problème de mathématiques !

2 – En résolvant les différentes enquêtes de Donald,
Philtra ou Matt lamitte, il développe son sens
de l’observation (il trouve les indices
qui lui permettent de résoudre les énigmes,
observe les différences, les anomalies,
résout les rébus, relie les chiffres
et nombres entre eux pour former un dessin
ou un mot …). Il élabore différentes stratégies
pour trouver les différentes énigmes
(compter le nombre de pizzas entremêlées
afin de trouver la lettre en trop dans tout un ensemble …

Il fait aussi appel à Mot à mot,
pour écrire les lettres découvertes,
pour former un mot à l’aide d’un anagramme …

3 – Avec les autres jeux, il écrit
pour trouver les codes cachés,
développe Mot à mot pour chercher
les mots mêlés, trouve les mots commençant
par la même lettre, raie les lettres en double …

4 – Il apprend aussi à utiliser un sommaire
afin de retrouver les énigmes ou histoires
qui l’intéressent

5 – Il apprend à retenir les blagues
pour les partager …

Ces livres sont vraiment très riches
pour l’apprentissage …

Merci Paul !

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Les tables d’addition

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Grâce aux cartes de Matthieu Protin,
Esteban connaît ses tables de multiplication …
mais, pas encore celles d’addition !

Ce matin, lors des exercices de maths,
je me rends compte que certains calculs
ne coulent pas de source et que l’apprentissage
des tables serait une activité intéressante
pour cet après-midi.

​Ce midi, sur powerpoint, je commence
à faire des cartes de chiffres
que je plastifierai pour en faire des tables …

​Je réalise des pages de 15 cartes de 0 à 4 …
et je m’arrête … quelque chose cloche …
cette méthode nécessiterait un trop grand nombre de cartes …
Je laisse tomber … en attendant une autre idée !

​Cet après-midi, en débutant l’activité,
j’utilise les bâtonnets de bois
pour former les signes + et =
et demande à Esteban de reproduire la table de 1 ,
le chiffre 1 étant représenté par un cœur
et les autres par des perles.

​Après lui avoir montré les 2 premières lignes,
je réalise qu’Esteban n’a jamais vu
de tables d’addition.
De suite, je pose le tableau blanc sur le lino
et représente la table de 1 …

 

Je lui demande alors de se retourner pendant
que je change de place certains bâtonnets
et certaines perles.

Lorsque je lui propose de retrouver
les anomalies, il le fait aisément.​

Ensuite, j’enlève tous les chiffres en bois
(mis pour les résultats) et​ lui en donne,
de façon aléatoire, pour qu’il les replace.

​Il comprend vite que les chiffres sont à placer
dans l’ordre croissant 1 2 3 4 …

Pour la table de 2 , il choisit deux fleurs bleues
pour symboliser le 2 .

​Une fois celle-ci terminée et les anomalies trouvées,
j’ai l’idée de déposer les chiffres et nombres en bois
en cercle sur le sol.

​Je lui suggère de se mettre à l’intérieur du cercle
et de sauter sur le résultat.

​Quand je lui pose 2 + 6 …
il s’éclate en sautant sur le 8 !

Volontairement, je le fais sauter sur des résultats placés
à l’opposé, il y prend un réel plaisir et, à chaque fois,
recule les chiffres en bois …

​Lorsque ceux-ci sont trop éloignés,
nous passons à la table de 3 …

Je lui suggère de toujours partir du 3
et de faire autant de pas que nécessaire
pour atteindre le résultat … il se retrouve sur le 10 …

​Quand il s’est familiarisé avec cette table,
je lui propose de tirer une flèche sur le résultat,
à l’aide de son pistolet.

Nous prenons autant de plaisir l’un que l’autre
à jouer avec les tables et continuerons
au cours de la semaine …

***
Aujourd’hui, nous voyons les tables de 4 et de 5.

A chaque résultat, Esteban continue de sauter
dans son cercle de chiffres et de nombres.

​Nous ajoutons même une option « coussin bleu » …
sur lequel il saute en criant sa réponse !

​Il apprécie cette activité et la termine
en visant les résultats à l’aide de son pistolet.

​Esteban remarque que tous les résultats des tables
commencent par le même chiffre 5 et 15 ,
que la table elle-même !

​Il commence donc par positionner
ces résultats aux extrêmes.

Notre rythme de croisière !

Depuis plusieurs semaines, je n’ai pas pris le temps
d’écrire sur ce blog et ceci pour deux raisons :

​- la première, est que j’ai privilégié la préparation
de mes cours de développement personnel que je donnerai
courant 2018 aux personnes intéressées

​- la seconde, est que je n’arrivais pas à trouver
une « structure » qui nous convienne, ni un rythme
de croisière qui nous plaise à tous les deux

​Lors de sa venue en Juin, l’Inspectrice nous a suggéré
des horaires précis avec écriture, lecture et maths
tous les jours.

Effectivement, Esteban a fait de gros progrès
dans tous les domaines … mais, à quel prix !

​Ni l’un, ni l’autre n’avions de plaisir à apprendre,
c’était plus une contrainte qu’un plaisir !

​Pendant les grandes vacances, nous avons fait
une pause complète … et la rentrée a été
des plus difficiles …

​Esteban s’est rendu compte qu’il avait besoin
d’apprendre régulièrement, sinon il oubliait …

Nous avons donc expérimenté plusieurs façons de faire,
avant de trouver celle qui nous plaît à tous les deux
et que nous avons mise en place en décembre !

Esteban commence à 9h30 et choisit la matière
qui lui convient : maths, écriture ou lecture.

Puis, nous regardons un documentaire qui le motive
ou il me propose une activité qui le passionne,
et ce, jusqu’à midi.

Dans la matinée, il fait une pause et, sur le temps du midi,
il regarde 20 minutes de vidéo en anglais ou en allemand.

De 14h à 15h30, nous poursuivons les activités
du matin ou réalisons celles qui ne l’ont pas encore été.

​En général, Esteban choisit d’abord de faire des maths

​- soit, dans ses cahiers d’exercices

​- soit, en revoyant les tables de multiplication
apprises à l’aide des cartes et vidéos de Matthieu Protin

​- ou encore en faisant des calculs et des opérations
à partir d’objets concrets.

​Il préfère cette matière plutôt que la lecture
et l’écriture.

​Ce qui est génial avec les maths, c’est qu’il lit
et écrit sans vraiment s’en rendre compte !

A la fin de chaque activité, je fais le récapitulatif
de ce qu’il a appris et, lui, me dit comment il a lu,
quels progrès il a faits, la façon dont il s’est appliqué,
les difficultés rencontrées,
quelles solutions il peut trouver pour progresser
et ce qui lui est possible de changer.

Lorsque c’est lui qui me propose une activité,
et lorsqu’il a terminé, Esteban a pour consigne de me dire, 
à quelles intelligences multiples il a fait appel
et quelles compétences il a ainsi développées.

 

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Un anniversaire de Maîtres dragonniers

 

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Le Jour « J » est enfin arrivé :
7 enfants et 7 adultes sont présents tout l’après-midi.

Cette année, pour le 7ème anniversaire,
nous avons préparé 7 épreuves :

1 – Les fléchettes et les ballons

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2 – Les pinces à linge

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3 – Le lancer de ballons

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4 – La potion magique

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5 – La planche et les escabeaux

6 – Les sarbacanes et les cibles

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7 – La pinata

***

En les préparant, j’imaginais que, cette année contrairement à l’année dernière,
nous aurions la chance de les réaliser dans le jardin … la météo avait prévu
du beau temps … je croisais les doigts …

Mais, ce matin, lorsque je vais dans le jardin pour préparer …
mes chaussures et les bas de pantalon sont vite trempés.

Conclusion, il n’est pas question de jouer dans le jardin …
l’herbe n’aura jamais le temps de sécher.

Je me précipite dans la maison pour dispatcher de nouvelles pinces à linge
dans la salle et le couloir … tout en imaginant le déroulement des 4 épreuves
« pinces à linge » … en même temps et dans si peu d’espace …
Là, je ne vois pas cela possible … ni dans le jardin … ni à l’intérieur …
Alors, comment faire ?

Il est 10 heures et l’anniversaire commence à 14 heures.
Ainsi que je le répète souvent à Esteban
« Il existe toujours plusieurs solutions » …

Effectivement, nous en trouvons une … placer le matériel dans la rue
et sur le parking devant la maison.
Aussitôt dit aussitôt fait, Paul et Mamilie nous aident à placer
les pinces à linge avant de repartir.

Puis, j’apporte le matériel correspondant à chaque épreuve et le numérote.
Je note sur un tableau blanc le numéro des différentes épreuves
ainsi que la liste du matériel pour qu’il puisse être trouvé facilement
par n’importe quelle personne présente.

A 13 heures 15, tout est fin prêt !

Eh bien ! Je ne pensais pas y passer tant de temps …
heureusement, j’avais fait les gâteaux la veille
et Mamilie et Paul en apportaient aussi !

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***

Les premiers enfants arrivent à 14 heures et, en attendant les autres,
ils jouent à courir entre, ou sur les barreaux d’une échelle, posée à plat
sur le sol, de la façon qui leur correspond le mieux.

Et, pour le plus grand plaisir de tous, les épreuves débutent …
Afin de les relier entre elles, j’ai élaboré une trame de 8 pages,
regroupées dans un cahier plastifié.

Les épreuves s’enchaînent avec fluidité et joie.

– 2 épreuves sont à réaliser en duo
(puisqu’ils sont 7 enfants,
la Maman de Yanis fait le 8ème !)

– 3 épreuves individuelles

– 2 épreuves collectives
(au final, l’épreuve des escabeaux
se révèle une épreuve collective)

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1 – Les ballons et les fléchettes (épreuve individuelle)

Les enfants choisissent leur cible, la distance à laquelle ils préfèrent
se positionner et la façon dont ils veulent percer les ballons …
soit, en lançant leur bâton/fléchette, soit en les perçant d’un
ou de plusieurs coups de bâton.

Chacun prend plaisir à crever tous les ballons fixés sur sa propre cible
et à relever le défi qu’il s’est fixé.

Léo réussit à crever tous ses ballons en restant éloigné de sa cible.

 

2 – Les pinces à linge

• Titouan et Léo choisissent de récupérer les pinces à linge
dans une cuvette d’eau sans y mettre les mains …

Tous les deux s’éclatent à plonger la tête dans l’eau et à sortir
les pinces avec la bouche … alors que 7 pinces seulement sont demandées,
ils les attrapent toutes et en redemandent !

Résultat : ils sont trempés des pieds à la tête et obligés de se changer entièrement !

• Victoire choisit Esteban pour l’épreuve des pieds liés

• Lino et Yanis se trouvent bien pour décrocher et accrocher les pinces
d’un fil à l’autre (un des fils est accroché près de notre maison et l’autre
près de chez Pascal, notre voisin) Ils sont dos à dos et se déplacent à leur rythme !

• Espérance et Kilian, eux, se débrouillent fort bien pour attraper les pinces,
à l’aide de leurs pieds nus, et pour les déposer ensuite dans la panière à linge.

3 – Le lancer de ballon

Pour cette épreuve, les enfants font appel à différentes intelligences multiples.

• Titouan et Léo font appel à Agilo, en lançant le ballon rapidement …
en hauteur … à distance … et en faisant des figures acrobatiques.

• Lino et Esteban, eux, font appel à Calculine : ils s’envoient le ballon,
presque collés l’un à l’autre pour éviter qu’il ne tombe, en se concentrant
sur l’énumération de leurs passes à haute voix.

• Espérance et Kilian, Victoire et Yanis, lancent le ballon de façon
plus classique, à une distance raisonnable et en se montrant particulièrement
vigilants au suivi du ballon dans les airs.

4 – La potion magique

Les enfants prennent plaisir à élaborer leur potion. Pour ce faire, ils choisissent
quasiment tous, les couleurs de leurs propres vêtements.

Chaque potion ressemble à son créateur et la façon de procéder
est révélatrice du caractère de chacun !

Nous sommes admiratifs de leurs œuvres et les enfants ont adoré les réaliser.

L’épreuve est déjà un véritable succès et lorsque nous passons ajouter de la levure …
c’est une surprise générale de voir « crépiter » et « pétiller » sa potion.


Sans conteste, cette épreuve est à refaire.

5 – La planche et les escabeaux

Les enfants imaginent toutes les façons possibles de passer sur les escabeaux,
l’échelle et la planche (yeux bandés, en marche avant, en marche arrière,
passage entre les barreaux, seul ou à plusieurs, saut d’un endroit … de l’autre …

Le fait que chacun y aille de son idée et que tous participent
rend cette épreuve encore plus plaisante !

Puis, tout le monde se retrouve sur la planche et les escabeaux pour une photo de groupe.

6 – Les sarbacanes et les cibles

Chacun trouve, de nouveau, la façon la plus juste pour lui, d’envoyer
les boules dans les différents trous de la cible.

7 – La pinata

Les enfants ont pu passer 2 fois chacun pour cogner dans la pinata …
c’est Victoire qui porte le coup fatidique !

Chacun choisit alors le ou les deux dragons qui lui correspondent
et lit son message afin d’aller récupérer sa lumière.

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***

Une fois toutes les lumières retrouvées,
la cérémonie des Maîtres Dragonniers

se déroule sur la musique de « Dragon Heart ».

Les jeunes s’agenouillent et je les sacre Maîtres Dragonniers.
En tant que Grande Prêtresse du Cercle des Anciens,
je leur remets leur diplôme

et ils allument leur Lumière
(nous leur avons acheter des petites lampes pour la représenter).

 ***

La cérémonie terminée, le festin commence …

En plus de mes 3 gâteaux et des 3 de Mamilie, Yann en a préparé un
représentant le dragon « Croque Mou » … Christèle, quant à elle,
a décoré le sien de dragons en sucre glace.

 

Chacun allume sa bougie pétillante et Esteban souffle ses bougies …

***

Puis, il ouvre les cadeaux de ses copains …
que chacun a pris le temps de réaliser chez lui en famille.

Quelle patience, quelle créativité, quelle imagination !
Merci à tous !

Après le goûter, les enfants jouent soit au foot, soit dans la Terre
ou cherchent des pierres précieuses dans le sable …

 

Wouah ! Quelle merveilleuse journée !

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Une pinata arc-en-ciel

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Au final, nous avons recouvert notre pinata
d’une 4ème couche de papier et l’avons peinte
aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Quelques jours avant l’anniversaire,
et non sans une certaine appréhension,
nous avons retiré le ballon (de l’intérieur) …
et, à notre grand soulagement,
notre pinata a tenu !

​Il restait à la suspendre, après y avoir glissé
les messages et les cartes dragons …
mais, comment faire ?
​C’est Esteban qui a trouvé la solution.

Il a proposé, pour que ce soit plus solide,
de passer une ficelle dans la pinata,
à l’aide de pailles, afin qu’elle puisse
être suspendue et soutenue par les deux ouvertures …
car, Yann craignait qu’elle ne cède trop rapidement.

Nous n’avons eu aucun problème pour glisser les messages papier
par l’une des fentes mais, il n’en a pas été de même
pour les cartes plastifiées … nous avons décidé
ne pas les mettre afin de ne pas les abîmer
et de les lancer au moment où les messages
tomberaient de la pinata …

​En définitive, lorsque les enfants ont tapé dessus, une fente est apparue
et j’ai réussi à les glisser par cette ouverture …

C’est un coup donné par Victoire qui les a fait tomber !

​En fait, notre pinata s’est révélée très résistante car,
avant de la suspendre, nous l’avons laissée une soirée
sur le sol de la salle où elle a peut-être pris
un peu d’humidité … suite à quoi, elle est devenue élastique …
un véritable atout pour notre jeu …
ce qui a permis à chaque enfant
de taper au moins deux fois dessus !

 

Nous sommes très heureux de l’avoir réalisée nous-mêmes …
nous y avons pris beaucoup de plaisir …
tout autant que les enfants pour la faire éclater.

​Nous avons aussi trouvé l’endroit et la hauteur idéale
pour la suspendre … un trou était déjà fait
sur la poutre en bois au-dessus de la porte du garage …

​Nous nous en souviendrons pour la prochaine !

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Une pinata !

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Ce matin, je suis loin d’être surprise lorsqu’Esteban
choisit l’activité qui lui tient le plus à cœur … la pinata !

​Depuis qu’il l’a repérée et sélectionnée, il n’a qu’une hâte …
en confectionner une !

​Deux sites ont retenu notre attention et nous allons les mixer
pour en réaliser une à notre façon

https://fr.wikihow.com/fabriquer-une-pi%C3%B1ata
http://cestmamanquilafait.com/wordpress/maison-deco/craft/anniversaires/pinataafairesoitmemetutorielanniversaire

Je note le protocole et le matériel que nous utiliserons.

​Nous avons besoin de journaux … nous n’en avons pas …

​Nous allons donc chez Christiane lui en demander
et restons discuter avec elle (Bout en train)
​ainsi qu’avec Isabelle, l’autre voisine.

De retour à la maison, nous recouvrons le sol d’un drap
ainsi que la table sur laquelle nous déposons la farine,
le sel, l’eau, le récipient, la cuillère (Calculine).

Pour obtenir une pinata suffisamment conséquente,
nous choisissons un ballon punch violet.

 

​Tous les deux, nous découpons des bandes de papier dans un journal
ainsi qu’indiqué sur l’un des sites.

Nous nous mettons d’accord, je mets la colle et je tiens le ballon …
Esteban, lui, pose les bandes de papier …

« C’est un peu comme faire un puzzle » me dit-il

Effectivement, il est impératif que les bandes recouvrent
entièrement le ballon et qu’aucun espace violet n’apparaisse.

​Nous téléphonons à Mamilie pour savoir si cela lui ferait plaisir
de venir nous aider … elle nous rejoints alors que nous avons déjà
recouvert la moitié du ballon.

​ »Nous faisons appel à Imagio » précise Esteban

Pour recouvrir le ballon d’une première couche, nous utilisons toute la colle
et presque toutes les bandes découpées … puis, nous le mettons à sécher
dans la salle de bain pour le reprendre demain.

​Nous avons adoré faire cette activité tous ensemble !

 

***

Notre pinata n’étant pas sèche ce matin, j’utilise le sèche-cheveux.

​Je le tiens assez éloigné du ballon …

​Lorsque j’entends des petits craquements, je ne remarque rien …
jusqu’à ce que je découvre une fissure dans les journaux !

​Le bon côté des choses … nous repérons là où les bandes
ne se chevauchent pas suffisamment !

​Nous recouvrons tout d’abord cette craquelure avant
de remettre une deuxième couche de papier …

​Esteban pose les bandes dans un sens bien précis et,
lors de la troisième couche, nous les mettrons dans le sens inverse,
de façon à réaliser un quadrillage pour que ce soit plus solide.

 

***

 
Ce matin, nous appliquons une troisième couche de papier sur notre pinata.

​Pour nous donner une idée du temps passé, nous regardons l’heure …
environ 30 minutes sont nécessaires pour recouvrir entièrement le ballon.

Si nous avons aussi mis 30 minutes pour poser la première couche
et autant pour la deuxième, combien de temps avons-nous
déjà passé à recouvrir la pinata ?

30 + 30 = 60

60 + 30 = 90 soit 1h30

… et Esteban de me répondre

​ » 3 x 30 = 90  » !!!

​A cela, il convient d’ajouter le temps passé à couper les bandes de journaux.

Aujourd’hui, le temps est encore beau … et la pinata sèche vite …
si nous n’étions pas allés chercher Titouan à l’école,
nous aurions pu appliquer une nouvelle couche.

​Mais, les garçons préfèrent profiter du beau temps et s’amuser dans la terre …
avant de rentrer jouer aux playmobils.

​Je pense que nous recouvrirons notre pinata
de 4 ou 5 couches de papier avant de la peindre …
aux couleurs de l’arc-en-ciel …
selon le souhait d’Esteban !

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