Irma, José, Katia

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Depuis la semaine dernière Esteban se passionne pour les ouragans.

​Plusieurs fois par jour, il consulte les sites que son papa lui a mis en favori.

https://earth.nullschool.net/fr/#current/wind/surface/level/orthographic

=-111.08,17.77,1821/loc=-68.846,27.220

http://hisz.rsoe.hu/alertmap/index2.php
 ​
. Il suit la progression et l’évolution de chaque ouragan
(Brin de nature, Calculine et Imagio).

​ . Il observe avec attention la vitesse des vents, la direction du cyclone,
sa force et sa catégorie.

​. Il regarde aussi un certain nombre de vidéos sur le sujet,
que ce soit des documentaires ou les infos de l’évènement en replay sur le net.

​De ce fait c’est tout naturellement que, depuis la semaine dernière,
ses activités portent sur ce sujet :

​- Esteban revoit sa géographie avec sa carte et son crayon leapfrog.
Il retrouve les îles touchées par les ouragans ainsi que la Floride.

​- Il apprend à situer le Mexique, le Costa Rica et l’ensemble des pays
susceptibles d’être touchés par les tremblements de terre (Imagio).

​- A l’aide de ses kaplas (les bâtiments) et de ses billes (les hommes),
il reproduit les scènes vues dans les documentaires
en commentant ce qu’il y a appris :

« Les maisons qui résistent sont rondes, avec des murs épais »

« Les gens qui sont morts n’ont pas été prudents,
ils n’ont pas écouté les alertes … »

« La prochaine fois, ils devront reconstruire des murs entre la mer
et les villes afin de les protéger … construire des maisons en hauteur … »
(Agilo, Mot à mot, Calculine).

​- Avec son papa, il partage l’évolution des cyclones
et en discute en regardant des sites spécialisés sur l’ordinateur (Bout en train).

​- Les mots qu’il écrit sont liés à ce sujet

​ « irma » – « josé » – « katia » – « saint martin » –
la floride … (Mot à mot, Agilo)

 

.

 

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Motivé !

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Après s’être intéressé aux vidéos sur la Floride, Esteban est motivé.

​Il reprend tout le livre de Gafi et en lit les 6 premières leçons,
y compris les pages de droite.

​ »Je recommencerai demain » me dit-il !

​En fait, je ne pensais pas refaire Gafi … ce matin, j’avais plutôt l’intention
de lui proposer un livre de première lecture … mais, lorsqu’il me l’a demandé,
j’ai pris un court temps de réflexion en me demandant ce qui était le plus important :
que le livre de première lecture soit lu … ou qu’Esteban prenne plaisir
à lire ce qu’il avait choisi ?

​Pour moi, la réponse était évidente … en choisissant sa lecture,
le nombre de pages et quelque chose qu’il a déjà lu,
Esteban prend confiance en lui … et c’est de loin le plus important !

​Il faut dire que, pendant les vacances, nous avons arrêté l’écriture
et la lecture et, comme ce n’était pas une habitude
Esteban n’est pas encore très sûr de lui …

​Mais en se fixant lui-même un objectif, en choisissant ce qu’il aime
(Cœur en soi), il prend du plaisir à lire …

​Il explique même à Mamilie

​ »Pour écrire de la main gauche, tu as besoin d’écrire tous les jours,
car en écrivant tous les jours, tu t’entraînes et tu réussis à faire
tes lettres de mieux en mieux »

​Il est vrai que, pour Mamilie, c’est aussi très compliqué d’écrire de cette main !

Cet après-midi, Esteban va donc jouer le professeur en traçant des pointillés
que Mamilie n’aura plus qu’à relier et en écrivant lui-même les lettres
qui lui serviront de modèles !

***

‌‌Aujourd’hui, Esteban a relevé son pari en lisant 6 chapitres de Gafi …

Il en a lu 5 ce matin et un ce soir.

​Il a mis plus de temps qu’hier car, plus il avance, plus les textes sont longs !

​ »Si je continue à lire 6 chapitres par jour, au bout de combien de temps
j’aurai fini le livre ? »

​ »Si tu continues à ce rythme, et sachant que ton livre représente 45 chapitres,
tu pourrais terminer ton livre dans 8 jours (6 x 8 = 48).
Mais, il se peut que tu mettes plus de temps car les histoires
deviennent de plus en plus longues ! »

 

.

 

Tout est apprentissage !

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C‌e matin, un plombier (un ancien copain d’école) vient remplacer notre chauffe-eau.

​Esteban l’observe en silence ; puis, petit à petit, il s’approche
en apportant sa boite à outils, m’aide à déplacer les affaires dans le cagibi et,
ensuite, échange avec le technicien.

​Il constate la rouille sur le vieil appareil et la force
dont Loïc fait preuve pour porter seul les chauffe-eau.

J’explique à Esteban à quelles intelligences Loïc
a fait appel ce matin pour exercer son métier.

– Agilo pour l’habileté manuelle et la force

​- Calculine et Imagio pour anticiper et prévoir le matériel nécessaire
– Bout en train pour les échanges

​- Mot à mot pour nous expliquer et nous donner le nom des outils
– Brin de nature car, en allant acheter le nouveau chauffe-eau,
Loïc a emporté le vieux pour qu’il soit recyclé
​- Cœur en soi, car il a utilisé son expérience pour nous donner les explications​,
il nous a aussi fait part de ses points forts et de ceux à développer

​Nous avons dit à Loïc qu’il ne manquait plus que Clé de sol
pour qu’il réunisse toutes les intelligences multiples

… il aurait pu chanter en travaillant .. et Esteban d’ajouter

​ »Ou en sifflant aussi ! »
Esteban, quant à lui, a développé

​- Bout en train (pour les échanges)
​- Mot à mot (pour avoir appris du vocabulaire)
– Agilo (pour m’avoir aidée à déplacer nos affaires)
​- Calculine (en apprenant le fonctionnement de certaines choses) …

En fait, tout est apprentissage quand on se donne le temps d’observer !

 

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Un cahier de dessins

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Pendant les vacances, Esteban a pris plaisir à dessiner avec Yanis.

​De ce fait, il a affiché un certain nombre de dessins sur le tableau.

Aujourd’hui, voyant qu’ils commençaient à s’enrouler,
​il me demande de les plastifier.

Étant donné la quantité, je lui propose d’autres solutions :

– classer les dessins dans une reliure de pochettes transparentes
​ ou dans des pochettes individuelles

– ou les coller dans un cahier

​Esteban choisit le grand cahier et fait preuve de beaucoup de patience
pour trouver dans quel sens les coller.

​Comme il me donne des noms, et pour lui montrer l’exemple,
je lui propose de les écrire dans son cahier.
« OK ! mais tu écris de la main gauche »

​… ce que je fais.

​Esteban est donc très fier d’avoir un nouveau cahier pour ranger ses dessins …
​j’espère que cela va le motiver pour dessiner …

​Avec cette activité, Esteban a de nouveau fait appel à plusieurs intelligences :

​- Imagio et Agilo pour la créativité et la réalisation de ses œuvres

– Bout en train et Mot à mot, en échangeant d’abord avec Yanis
lors de la réalisation, puis avec moi en nommant chacun de ses dessins

​- Cœur en soi, pour choisir le support qui lui convenait le mieux pour les ranger

​- Calculine, pour trouver la façon de s’organiser, ranger, trier, positionner ses oeuvres

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La ronde des Korrigans

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Hier, nous avons fêté la non-rentrée avec plusieurs familles
qui pratiquent l’IEF dans le département.

L’occasion pour nous de :

​- retrouver nos amis du mercredi

– faire de nouvelles rencontres

​- faire connaissance avec la Ronde des Korrigans,
​ Forum sur lequel je viens de m’inscrire afin de suivre
les évènements qui se dérouleront dans notre département
et d’échanger avec d’autres familles.

 

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La rentrée !

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Ce matin, nous reprenons aussi le chemin de l’école à la maison.

Au programme :

​- réajustement des rituels du lever et du coucher

​- dépôt des déclarations d’instruction en famille
​ . à la mairie pour Monsieur le Maire
​ . à la poste, et en recommandé,
​ pour le Recteur d’Académie

http://laia.asso.free.fr/lettyp.html

​- préparation du pique-nique de « non-rentrée »
​ pour rejoindre les familles IEF du département

​- pique-nique et échanges avec ces familles,
​ au bord d’un lac

​- lecture d’une page de Gafi

​- lecture de plusieurs pages de « Petites leçons de choses »

 

 

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Du boulot sur le bouleau !

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Grâce à « Images docs‌ », nous avons résolu un mystère :

​nous connaissons maintenant la taille approximative
du bouleau qui s’élève derrière la maison.

En suivant scrupuleusement les indications sur cette page,
nous arrivons, à la première mesure, à une hauteur
de 14 mètres et à la seconde 12 mètres.

​La différence est due à la longueur du pas (adulte) qui,
la première fois, ne faisait pas un mètre.

Pour plus de précisions, Patrick nous a apporté deux livres
avec 5 façons de calculer la hauteur d’un arbre.

​Mais j’avoue, qu’avec tous ces chiffres,
cela me semble un peu plus complexe.

​Afin d’avoir une idée plus précise, nous le mesurerons à nouveau
à l’aide des différentes formules et établirons une moyenne

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Des pucerons en pagaille !

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Ce matin‌, Esteban se précipite dehors
pour voir les épeires diadèmes qu’il a repérées hier.

​Il veut savoir si elles sont toujours en grappe …

​Elles le sont jusqu’à ce qu’il souffle dessus …
les araignées se dispersent pour se rassembler à nouveau !

Par la même occasion, il observe les cicadelles et les pucerons.

​Il me fait remarquer une grosse bave de cicadelle et, moi,
je lui montre des dizaines et des dizaines de pucerons
sous les feuilles d’un arbuste.

​Nous les observons patiemment

​ »Regarde l’usine à pucerons …
la fourmi qui vient chercher le miellat …
​ là, c’est la nursery … »

Parmi les pucerons, nous découvrons des petits insectes avec des ailes.

​Les pucerons sont des toutes les tailles,
il y en a sûrement des centaines sur l’arbuste.

Nous constatons que

– les pucerons noirs se trouvent sur les arbustes
​- les verts et les marrons sur les fleurs
​- toutes les feuilles recroquevillées sont chargées de pucerons

​Esteban propose d’aller chercher de l’eau savonneuse
pour s’en débarrasser, ce que confirme la voisine ;
mais, elle pense que c’est trop tard
et qu’il est préférable de couper les feuilles abîmées.

​Esteban expérimente quand même l’eau savonneuse
et coupe patiemment toutes les feuilles couvertes de pucerons.

​Il les laisse sur le sol afin de pouvoir, par la suite,
observer l’état et la réaction des pucerons.

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A la ferme avec les jeunes du CFTA

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Ce week-end, Anne-Cécile nous propose de nous rendre
mardi après-midi à la ferme de Pascal.

​Là, des jeunes du CFTA seront notés
sur des activités agricoles qu’ils proposent aux enfants.

​A 15h30, nous sommes sur place et faisons la connaissance de Pascal,
l’exploitant agricole, de la directrice du CFTA, d’Yvette, membre de l’association,
et de 6 jeunes en classe de seconde agricole (5 garçons et une fille)

La directrice prend la parole avant de laisser les jeunes se présenter.

Ils sont répartis en 2 groupes de 3.
​L’un, exposant la partie animale, l’autre la partie végétale.
Le premier groupe nous présente
les différentes vaches élevées en Bretagne

​- les Prim’Holstein, race​ dominante​
– les montbéliardes,
– les normandes
​- les pies noires
​- les pies bleues

​Dans la stabulation des pies bleues, et pour qu’Esteban le voit,
Pascal a laissé un jeune veau avec sa mère,
alors qu’il aurait dû être sevré depuis dimanche.

Le veau reste environ 3 semaines avec sa mère
où il est nourri avec du lait, puis avec des granules et,
lorsqu’il est sevré, il reçoit de l’eau et du foin.

Trois semaines après, un marchand vient les chercher
(9 à 10 en même temps) pour les emmener en élevage
où ils restent environ 5 mois.

Après quoi, ils sont destinés à l’abattoir pour être mangés !
La période de gestation des vaches est en moyenne de 9 mois.
Elles donnent généralement naissance à un veau, voire des jumeaux.

​Lorsque les jumeaux sont un mâle et une femelle,
cette dernière est toujours stérile
et donc vendue rapidement à l’abattoir.

​Suivant les races, les vaches sont vendues à des prix différents​,
par exemple, les pies bleues se vendent plus cher que les pies noires.​

​Nous apprenons aussi que, dans cette ferme,
les vaches rentrent à la stabulation
pour se faire traire quand elles veulent.

​Les vaches sont équipées d’un bracelet bleu numéroté et,
lorsqu’elles passent devant la machine à traire,
celle-ci accepte ou non car un minimum de 6 heures
est nécessaire entre deux traites.

​La machine lave le pis et la traite s’effectue en moins de 10 minutes,
tout dépend bien sûr de la quantité de lait.

​La trayeuse relève aussi le nombre de passages dans la journée.
L’hiver, lorsque les vaches sont enfermées,
elles se présentent plus souvent à la machine.

Cette machine indique non seulement

– le temps de traite
​- le nombre de litres extraits
– le nombre de pas que font les animaux dans la journée,
leur temps de couchage …

… mais, elle est aussi capable de séparer le lait destiné à la vente
et celui réservé aux veaux.

​Cette machine extraordinaire coûte plus de 100 000 euros et est amortie sur 10 ans.

​Une telle machine ne peut être optimisée que dans les exploitations
possédant un cheptel d’au moins 60 vaches.

L’intérêt

– gain de temps
​- travail d’astreinte différent
​- moins de main d’œuvre
​- de son portable, l’exploitant peut suivre le travail de la machine

Avant de maîtriser cette machine, qui comporte plus de 900 paramètres,
une formation de 72 heures est nécessaire.

Esteban et moi avons été très impressionnés par ce potentiel,
mais aussi par le fait que les vaches connaissent,
elles aussi, leurs besoins !

Le lait est stocké jusqu’au passage du laitier
et, à chaque fois, des analyses sont faites
car sa qualité est soumise à des normes bien précises.

Après la visite de la stabulation, l’observation de la traite,
de l’ordinateur relié à la machine, de la salle de stockage du lait
et de l’enclos des veaux, les jeunes du deuxième groupe prennent la parole.

Ils nous présentent

– l’orge, le blé, l’avoine
​- le maïs
– la féverole

et nous apprennent à les différencier.

​Ils expliquent à Esteban

​- que les odeurs qui émanent parfois de la ferme peuvent provenir
. du lisier (liquide + bouse)
​ . du fumier (liquide + bouse + paille)
​ . ou de la fermentation de l’ensilage

​- que la terre doit toujours être recouverte, pour éviter que les nitrates
y pénètrent et la pollue ainsi que les rivières.

Ils lui montrent aussi

​- les différents stades du maïs et lui font planter des graines
dans un pot que nous avons rapporté à la maison
– les différentes machines de la ferme

​Esteban a même fait un tour de tracteur !

Nous sommes super contents de notre après-midi
et remercions toutes les personnes présentes.

Maintenant, je pense que je vais faire une fiche
sur le blé, l’avoine … afin d’apprendre à les différencier car,
le fait de voir une seule fois ne me suffit pas !

Encore merci à vous tous pour ce merveilleux après-midi !

.

.

Des élections à la passation de pouvoir

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Début avril, Esteban me demande

« C’est quoi toutes ces photos sur les affiches dans les villages ? »

​ »Ces hommes et ces femmes sont des candidats à la présidence de la France »

​ »Ah bon ! le Président il part à la retraite ? »

​Comme nous n’avons pas la télé et que je n’ai pas encore échangé
avec lui sur le sujet, ​je lui explique ce qui va se passer
dans les jours et les semaines à venir.

​De suite, il est intéressé et souhaite en savoir plus.

« Toutes les personnes âgées d’au moins 18 ans,
et inscrites sur les listes électorales,
vont voter le 23 avril 2017.

​Chacune d’entre elles se rendra au bureau de vote.
Là, dans un isoloir fermé par un rideau, elle glissera, dans une enveloppe,
​le bulletin au nom de son candidat et le déposera ensuite dans une urne.
A l’issue de ce premier tour, les 2 candidats ayant obtenu le plus de voix
s’opposeront lors d’un deuxième tour.

Nous retournerons donc voter et celui qui totalisera
le plus grand nombre de voix deviendra Président
ou Présidente de la République ».

Le jour « J », de bon matin, Esteban m’accompagne pour voir
comment tout cela se déroule.

« Et qu’est-ce qui va se passer après ? »

​ »A 19 heures, dans chaque petite commune et à 20 heures
dans les plus grandes, aura lieu le dépouillement »

Il souhaite assister au dépouillement … nous y allons.

​Il observe comment sont comptés et recomptés les bulletins
(car il y a une enveloppe de ​plus ​par rapport aux signatures).

​Les personnes regroupent les enveloppes par 10 et les alignent …
elles recomptent donc chacune de leur côté.

Les 2 femmes qui totalisent les signatures se partagent le travail,
l’une compte les signatures et l’autre les note sur une feuille séparée.

La première reprend tout le registre des signatures et les additionne,
page par page, mais sans trouver l’erreur …

​Elles recommencent donc une nouvelle fois aidées par un bénévole.

​Esteban constate que la dame compte le nombre de signatures
et que le monsieur, lui, totalise les espaces vides …
ce qui, au final, va beaucoup plus vite
car il est plus rapide de compter 2 cases vides
que 7 signatures (chaque page comporte 10 cases).

« Tu vois Esteban, à chacun sa technique ! »

​L’erreur est enfin trouvée et les bulletins sont répartis sur 4 tables.

​A chaque table, une personne ouvre les enveloppes,
une lit le nom du candidat, tandis que les 2 autres notent les noms …

– Une enveloppe vide, c’est un bulletin blanc
​- Si plus d’un bulletin ou des images ou un bulletin comportant des écritures,
le vote est considéré comme nul et le bulletin mis à part

​Au cours du dépouillement, Philippe prend connaissance des résultats
sur son téléphone portable et nous les communique.

​Nous rentrons peu après voir les informations sur l’ordinateur.

Avant d’aller dormir, Esteban a donc regardé les résultats
et les interviews en direct !

***

Lors du second tour, Esteban ne souhaite pas m’accompagner
au bureau de vote mais, le soir, il regarde les résultats sur l’ordinateur.

La semaine dernière, il a visionné ces 2 vidéos
sur la passation de pouvoir et la remontée des Champs Élysées

Alors que je trouve cela un peu long, Esteban est très intéressé
par tout ce qui se passe, sans oublier les détails …

Il remarque que les soldats portent des costumes différents
et qu’ils sont très patients car il restent longtemps sans bouger.

​Je lui précise que ces soldats font partie de différents corps d’armée,
l’armée de terre, de l’air, la marine, la garde républicaine …

​Il me demande

​ »Où sont placées les caméras qui filment et comment ? »

« Comment les gens sont montés sur les toits ? »

Il observe les personnes qui partent, celles qui arrivent …

​Il remarque celles qui ont des portables, qui sortent leur parapluie …

Il écoute attentivement et s’intéresse à chaque détail.

​Dès qu’il entend la Marseillaise, il est tout heureux de chanter
le couplet et le refrain et il l’est encore plus lorsque,
tout à coup, il s’écrie

​ »Tu entends ! C’est la musique de Napoléon, celle du 18 brumaire »

​C’est exact, il a reconnu une musique de son CD …
et une autre peu de temps après ! ​

Je suis impressionnée car, moi, je n’y ai pas prêté attention !

​Grâce à sont intérêt pour les élections,
Esteban a de nouveau développé plusieurs intelligences

– Clé de sol, avec les musiques des différentes cérémonies,
la Marseillaise et le lien avec celles de Napoléon

– Mot à mot, avec l’apprentissage du vocabulaire lié à cet évènement
(au travers du net, de son « Images doc » sur le sujet)

– Bout-en-train, en se rendant au bureau de vote,
puis au dépouillement, en en discutant avec la famille, les voisins …

– Calculine et Imagio, en s’intéressant au fonctionnement complet des élections,
en observant les vidéos, les affiches, le positionnement des différentes armées,
des caméras de la garde … en découvrant Paris à travers les Champs Elysées,
le Palais, l’Arc de Triomphe …

​- Brin de nature, avec l’explication sur le papier recyclé
des programmes et des bulletins de votes

A cette occasion, il a découvert les emblèmes de la France,
s’est intéressé aux différents corps d’armées,
a posé des questions sur l’Arc de Triomphe
et la tombe du Soldat inconnu.

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